‹ L'autelChapitre 48 sur 62 · HN · texte numérisé non relu

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: | ot AN dr “RlasLéoni: Ja comédienne? . La propriétaire ac- tuelle du Théâtre-Moderne ?.. ri Ca de +7 Madame de Mamers rit. | : A on Ah! d savais bien que votre curiosité te pie s'éveiller! HR ME Rte EN Abe |

“ — = Mais que me Fi coites vous de comtesse Pair Le - Mais d’où sortez- vous, vous-même, mon chéri pour ignorer que Léoni est la fille de cette comtesse ar et d’un prince italien de sang royal. . fee d Castély fit un geste Adi étonce. :

ee - Je n’ai jamais eu de rapports avec cette demoiselle, Le U

“ Madame de Mamers l’ interrompit : Ha pre - Cette «€ demoiselle ) » est. une créature pleine de ik | | lent el qui arrivera promplement à la gloire, Je vous en 0 : A à no qu ‘elle a une salle à elle! - Venez, : ie

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| Leurs yeux se are nent . TE DS + Leur égoïsme à tous deux tentait vainement de se. D une sensualité à fleur de peau s’ 'exacérbant seulement chez lui comme chez elle, en ce contact pro- : longé de leurs LÉGAUES qui; prudents, savaient ne rien révéler de ‘leur ame. + 1 SP re ee Enfin, madame de Mamers sourit di se détournant | lentement. ae — Attendez-moi cinq minutes... je prends un. cha peau, et je vous emmène chez la comtesse Piazza. Vous verrez que vous ne regretterez pas cette visite. . À A ce moment, Julien Dolle était déjà parti, courant lui aussi vers une fortune chérement acquise par le. froissement, l’émiettement implacable de tout ce qui rl” y avait de sentiments de dignité en lui. Madame Galletier, Maud et Matilda avaient gagné. la Véranda, sous lAuelle, à l’ombre du grand store rose, elles buvaient des sodas en face de Hé calme de la an :

Soucieux de ne point attirer l'attention du cénacle des : ‘trois amies, Robert gagna l’antichambre sur la poifiqi du pied, où il guetta le retour de Madame de Mamers. Elle ne tarda pas à le rejoindre, rafraichie par une | nouvelle couche de poudre de riz, la blondeur de ses: cheveux éclatant sous la dentelle blanche de son char HA ce. d’œillets rose Sur ARE te te :

de Suède es sur son Eh nu jusqu’ au a à - " Son regard s’attachait sur Robert, plein de satisfac- Ke.

tion et d'autorité, comme inspectant un bien déjà “à

quis. Fe i | Ils suivirent la rue en | pente | et, bientôt, Valentin

ferma son ombrelle. : AR Rs — Nous sommes arrivés.

re Ils étaient devant une villa dont. l'architecture. co

ntahel nus drnialoche: monstrueuse.

A l'encontre de l’habitation de madame Galletier, ; Late resplendissante dors, de glaces, de tissus: largement exposée au soleil, aux brises de mer, ici, tout ne était clos, sombre, mystérieux. On se mouvait dans une : : ombre fraîche que Pon un très encombrée de ten tures et de bibelots. SE - Madame de Mamers ie oi e Se 2 — C’est la «folie » jadis donnée par le prince italien, et qui abrita ses amours avec la belle Aïscha, comes à Piazza, aux environs-de 1874 ou 1873.

Ce furent, durant de longs moments, Le allées et ve- | nues sans nombre de soubrettes qui obaont à pas de + ii souris sur Les nattes et les tapis, semblant fouiller tous Fa ; les recoins de la demeure pour y trouver ses habitantes. + Cest toujours laborieux de se faire annoncer ici, __ rémarqua madame de Mamers. Si

Enfin, une ombre majestueuse se te dus Pem-.

© brasure de la porte: tandis qu’une grosse voix éraillée, zézéyante et cordiale souhaitait la bienvenue à La visi= 4 , teuse. So 2 Au nom “hi del, RE s’écria Valeo: .

ie un peu de jour dans votre nécropole !.… “Jass quelqu’ un à vous présenter, et il est indispensable ques vous distinguiez son visage !... AU Le rire de la comtesse Bas sonna dans Vobscurité.. É nee Je vous assure que l’on se fait très bien à ce demi- ik Lo qui est si reposant pour la tête et les yeux. ë Néanmoins, par condescendance, elle tira onne sait . | lle ficelles ; des draperies s’écartèrent ; des stores à se soulevèrent. Quelque clarté se glissa ; les visages, les ; | personnes. émergèrent de Fombre. ; # La comtesse n’était autre > que É grosse ins peinte |

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| pasnée le ; jour “de l'onteeinebt ue ins Jaubert de 0? était sa fille Viviane, maintenant directrice du Thédtre Moderne, grâce à l’argent de l’amant de sa mère, qui portait à la scène le nom de Rita Léoni,

Il y eut d’abord entre les deux femmes un Long collo= \ que à voix basse traitant du sujet qui amenait nada. de Mamers chez la mère de l'actrice et qui, apparem- En ment, ne devait point être entendu des profanes.

Ensuite, la question épuisée, Valentine parla de Ro- . * … bert Castély, toujours d’une voix imperceptible pour. RS À jeune homme. Et le regard de la comtesse, un regard era hardi, d’une insolente sensualité de vieille femme par ne: Jante riche, pesa lourdement sur Pécrivain, l'étudia, le M uen | | s, | fe Re

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Peu à peu, un malaise presque insupportable Ho à

sait Castély. Près de ces femmes il se seritait amoindri, 4 déchu, réduit à une humilianté servilité, comme prosti- | de. tué moralement et physiquement. en: 7e i Une honte douloureuse l’envahissait, accompagnée 0 . ci une violente rage sourde, d’une profonde rancune. Au- È

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lé . dedans. de lui, mille pensées de vengeance, de représailee les impitoyables bouillonnaient. Hs — Ah! le jour où je n’aurai ra besoin de toutes ces

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