L'auteur de la farce de Pathelin
Ce peu de pages est le fruit d'un long labeur et aussi de retards et de repentirs plus laborieux encore. Non que nous ne fussions bien sûr de tenir en mains le bon fil. Mais, malgré cela, nous ‘avons dû faire comme :la fileuse homérique laquelle recommençait sa toile à l'infini. La différence était que notre toile à nous, au lieu de se défaire sans cesse, se renforçait sans cesse d’une nouvelle trame.
Un vieux poète — dont nous aurons à reparler — raille avec un humour savamment naïf certains qui
vont rendre les bienfais Et les plaisirs qu'on leur a fais En petis chariotz propices Dont les chevaulx sont escrevices.
Nous n'aurions garde d'imiter ces gens-là et nous nous hâterons de dire combien, au cours de notre travail, nous avons contracté d'obligation envers nos collègues d'Amérique et de France. R. Th. Holbrook a été notre initiateur dans les études patheliniques ; sa science, son goût, son amitié nous ont tou- Jours été également sûrs et précieux. Sans parler de l'éditeur même des Elliott Monographs, nos collègues de Princeton ont pris à nos recherches un intérêt qui a été une inspiration. La Bibliothèque de L'Université de Princeton nous a été, en ses personnes et en ses livres, accueillante et utile. Enfin un de nos autres amis américains, W. S. Booth de Eambridge, a droit ici à une expression particulière de sympathie.
Parmi les lettrés de France qui nous ont accordé aide et courtoisie c’est pour nous un agréable devoir que de remercier M. le chanoine Charles Guéry qui nous à communiqué maints renseignements précieux et dont les travaux, comme on verra,