DIAGNOSTIC PHYSIOLOGIQUE
Le seul moyen de doser, non plus les substances aromatiques du sang, mais bien les entérotoxines qui y circulent, serait de prendre le sang de l’individu malade et de l’in-^ jecter dans les veines d’un individu sain, ce qui est pratiquement impossible.
En effet, si l’on injecte du sang humain à un animal, on observe toujours des symptômes morbides, et cela même avec le sang d’un homme en excellente santé.
Gomment alors porter un jugement sur les symptômes
L’URINE
observés avec l’injection du sang d’un homme malade !
Le sang de l’urémique, le sang de l’éclamptique est, il est vrai, hyperloxique ; mais sa composition est modifiée, sa teneur en chlorures, en sulfates, en urée, est augmentée, et cela seul, sans parler des toxines, peut tuer l’animal.
D’un autre côté, n’a-t-on pas observé que le sang du coma diabétique est indifférent?
Comment, dès lors, tirer une conclusion quelconque du diagnostic physiologique du sang?