ANTISEPTIQUE INTESTINAL
Il peut être administré avec le repas et ne nécessite pas une diète absolue, comme le calomel.
Il n’est ni constipant, ni laxatif.
TRATTEMENT.
Nous avons l’habitude de le donner soit à 10 heures du matin et à 4 heures de l’après-midi, à la dose de 0^'‘,50 à 1 gramme, soit à dîner et 10 heures du soir, en recommandant d’éviter la viande au dîner, qui serait mal digérée, grâce à l’action du salacétol.
Le saligylate de bismuth, vanté par Vulpian, est moins actif que le salacétol; il se dédouble dans l’intestin en acide salicylique et en oxyde de bismuth.
Il résulte des expériences de Riegner (l) que ce sel peut être considéré comme un excellent désinfectant intestinal. Legendre, par contre, le considère comme peu antiseptique. Ce médicament est surtout indiqué dans la forme diarrhéique de l’auto-intoxication intestinale, forme rare, comme nous l’avons vu (0^%50 deux à quatre fois par jour).
Le saligylate de magnésie se donne dans les cas de constipation et aux mêmes doses.
c) Antiseptiques naphtolés.
Bouchard a beaucoup vanté le naphtol [3, administré trois fois par jour à la dose de par prise.
Il a prouvé qu’avec ce médicament on peut obtenir des matières fécales sans odeur et des urines moins toxiques.
Il ne produit aucun accident vésical ou cutané, comme le fait souvent la naphtaline, substance qui diminue notablement les sulfoéthers.
Le gros inconvénient du naphtol, c’est qu’il exerce une action irritante sur l’estomac, qu’il provoque de la chaleur à l’épigastre et des éructations.
Hayem l’accuse même d’épuiser^ la sécrétion de l’acide chlorhydrique.
Il n’est plus guère employé actuellement.
(1) Riegner, Dents, med. Woc/i., 1898, p. 391.
Le benzonaphtol.
Le benzoïiaphtol est un médicament sous forme de poudre à peu près insoluble dans l’eau ; il traverse l’estomac sans se modifier et se dédouble dans l’intestin en acide benzoïque et en naphtol.
Théoriquement, ce serait un antiseptique idéal, puisqu’il désinfecte l’intestin par le naphtol et le rein par l’acide benzoïque. 11 a sur le p naphtol l’avantage, d’après Gilbert et Legendre, de ne pas irriter la muqueuse de l’estomac et de n’exercer aucune action sur la composition du suc gastrique.
Gilbert et Galbrun ont étudié le pouvoir antiseptique de ce sel par la numération des microbes des fèces. Sous l’influence de 3 à 4 grammes par jour, ils ont vu le nombre de microbes du milligramme de matières fécales tomber de 47 212 à 28.280, puis à 13 483, ce qui représente une diminution de 33 p. 100 en moyenne.
Ewald le recommande de son côté, tout en lui attribuant des coliques et des diarrhées qui ont disparu rapidement, dès qu’on a suspendu l’usage du médicament.
Riegner, dans ses expériences déjà citées, ne lui reconnaît aucune valeur antiseptique, et beaucoup d’auteurs le regardent comme désodorisant plutôt que comme microbicide.
Malheureusement, comme Baumann (1) l’a démontré, l’acide benzoïque augmentant les sulfoéthers et le naphtol de même, on ne peut se servir du dosage des sulfoéthers pour examiner son influence antiseptique.
Aussi ce médicament, encore très employé en France, n’est-il presque plus employé en Allemagne ni en Suisse dans l’auto-intoxication intestinale.
(1) Baumann, Zeils. /'. yhys. Ch., III, p. 45.
TRAITEMENT
Notre expérience nous paraît aussi défavorable à son emploi, et jamais nous n’en avons vu un bon effet.
Aussi l’avons-nous complôlemenl abandonné et remplacé par le salacétol ou l’ichtyoforme.
On donne le benzonapbtol à la dose de 0^*’,50 cinq à dix fois par jour.
d) Antisectioufs ichtyolés.
Les préparations ichtyolées sont obtenues par la distillation de pierres bitumeuses que l’on trouve à Creefeld, dans le Tyrol.
Dans les couches de ces pierres bitumeuses, on trouve d’innombrables restes de poissons fossiles, ce qui permet de conclure que l’huile que l’on en retire en est extraite, et c’est pour cela qu’on lui a donné le nom de ichtyol.
La formule que Baumann et Scholten en ont donnée C28H36g (so^OH)^ montre que sa teneur en soufre est considérable.
L’action désinfectante de ce corps tient probablement à cet élément qui s’y trouve à l’état instable et peut agir avec une énergie considérable in statu nascenti.
C’est uniquement sous forme de sels ichtyolés (de soude, d’ammonium et de litliine) qu’est employée l’huile brute d’ichtyol.
Ce sont des sels de l’acide ichtyolsulfuriqiie.
L’icutyol ou ichtyolsulfate d'ammonium^ est le plus employé en antisepsie intestinale.
C’est un liquide brun rougeâtre, sirupeux, que l’on utilise surtout pour les lavages intestinaux en solution aqueuse. On ajoute au litre d'eau de lavage 5 grammes, 10 ou 15 grammes de la solution au centième d' ichtyol.
Comme l’a démontré mon excellent ami le professeur Bourget, c’est un antiseptique précieux grâce au soufre
qu’il dégage et qui joint à cette qualité une action vasoconstrictive énergique.
Il exerce donc localement sur les muqueuses enflammées de l’intestin une action anémiante; sur les douleurs, une action calmante.
Mais, malheureusement, chez l’enfant, il est rapidement irritant, et il ne se supporte qu’à doses très faibles.
A l’intérieur, nous le prescrirons conjointement avec le thioforme (dithiosalicylate de bismuth), un composé soufré proche parent, à la dose de 0,10 en pilules ou capsules, et cela avec grand avantage dans les fermentations anormales de l’estomac.
IcHTYALBiNE. — C’cst Une combinaisoii d’ichtyol et d’albumine. C’est une poudre gris bruu, sans goût, ni odeur, contenant 40 p. 100 d’acide ichtyolsulfurique.
Grâce au fait qu’il traverse l’estomac sans se transformer et sans se résorber, étant insoluble en milieu acide, il est très bien supporté par l’estomac.
11 ne se décompose que lentement et progressivement dans le milieu alcalin intestinal en albumine et en ichtyol naissant, et il peut y développer son action vaso-constrictive et désinfectante jusque dans les parties inférieures de l’intestin.
llolly, sous la direction de Vierordt, a étudié de plus près cette action, et il a trouvé :
Sulfoéthers.
Avant l’ichtyall)ine. . 0,347
3,0 d’ichtyalbine 0,168
3,0 (l’ichtyalbine 0,006
3,0 (Pichtyalblne 0,079
Sulfoéthers.
Avant 0,163
3,0 d’ichtyalbine 0,168
3,0 d’ichtyalbino 0,095
3,0 d’ichtyalbine 0,050
On le voit, la proportion des sulfoéthers tombe rapidement au tiers et au quart de sa proportion habituelle, mais c’est une médication à continuer longtemps.
On le donne à la dose de à 0?‘‘,50 chez l’enfant et
0'’''*,50 à 1 gramme chez l’adulte, trois fois par jour.
TRAITEMENT
IcuTYARGAN. — Combinaison d’argent et d’ichtyol ; contient 30 p. 100 d’argent et s’emploie en lavages intestinaux à la dose de 0^‘‘,20 à 0^',50 p. 100.
Je ne l’ai pas utilisé personnellement.
IcHTYOFORME. — Ce médicament se produit par l’action du formaldéhyde sur l’ichtyol; c’est une poudre d’une couleur brun noir, presque sans odeur et sans goût et insoluble.
C’est un antiseptique puissant, comme l’ont démontré les importants travaux de Aufrecht, de mes collègues Rabow et Galli-Valerio (1) et de Schefer (2).
Les résultats ont été particulièrement intéressants dans les affections intestinales, où Galli-Valerio et surtout Polacco (3) trouvent dans les selles après son usage : une grande diminution des colonies de colibacilles et leur développement beaucoup plus lent et plus tardif; dans les symptômes : la diminution de la fièvre et des fermentations intestinales, et dans l’urine : la disparition de l’indol.
Polacco ajoute volontiers^ dans les cas fébriles, les bains d’ichtyol à 50 ou 60 grammes par bain de 33® Celsius.
A part les cas d’entérite floride, où l’ichtyoforme me paraît avoir toujours irrité la muqueuse et favorisé les spasmes et les coliques, ce médicament m’a toujours donné d’excellents résultats dans l’auto-intoxication intestinale.
On le donne à la dose de 0^‘,50 par dose chez l’enfant et de 1 gramme par dose chez l’adulte, trois fois par jour.
Résumé.
Lorsqu’une désinfection prolongée du tube digestif est NÉCESSAIRE, Oïl emploiera avec avantage :
(1) Rabow et Galli-Valerio, Ther. Monalsch., lüOO, p. 125.
(2) Schefer, Deuls. med. Woch., 1900, p. 12.
(3) Polacco, Wlen. med. Presse, 1901, p. 24.
Si c’est L’ESTOMAC QUI EST PRIMITIVEMENT EN CAUSE ! V Cicide muriatique^ le menthol ou le thioforme^ suivant les cas;
Si c’est l’intestin qui est primitivement en cause : le salacétol^ richtyoforme ou V huile créosotée^ suivant les indications.
Si une désinfection rapide et énergique du tube digestif DANS SON ensemble EST INDIQUÉE, OU SC scrviva du calomcl.
B. — Les médicaments évacuants.
Les médicaments évacuants les plus usités dans l’autointoxication intestinale sont :
1® L’huile de ricin ;
2® Les purgatifs salins.
Huile de ricin.
C’est encore Morax qui s’est occupé de résoudre scientifiquement cette question (1) de l’influence de l’huile de ricin sur l’auto-intoxication intestinale. Voici ses résultats :
Siilfoélhers.
1er jour. Avant ITuiile de ricin . . 0,200
2® — 15 gr. huile de ricin 0,380
3e — 15 gp. huile de ricin 0,340
Bartoschewitsch (2) a continué ses expériences, et voici
ce qu’il trouve :
Sulfoéthers.
Avant l’huile de ricin 0,243
Avant l’huile de ricin 0,235
15 gr. huile de ricin 0,258
Avant l’huile de ricin 0,258
15 gr. huile de ricin 0,452
0 huile de ricin 0,120
(1) Morax, Zeits. /'. phys. Ch., X, p. 318.
(2) Bartoschewitsch, Zei/s. /'. phys. Ch., XVII, p. 46.
TRAITEMENT
On le voit, les observations de Morax et de Bartoschewitsch montrent toutes les deux que V administration de V huile de ricin augmente les phénomènes de V auto-intoxication.
11 s’agit là d’un fait général à tous les purgatifs, comme le montre l’étude de Rovighi sur les purgatifs salins et nos expériences personnelles faites avec le calomel et l’huile.
Comme on peut s’en assurer en examinant les courbes delà figure 18, ce sont là des résultats constants que nous
Fig. 18. — Courbe du pliénol et de Tindol dans les désinfections humides.
observons avec les désinfections humides (administration de calomel, le soir; huile de ricin, i5 grammes le len-
demain matin).
Purgatifs salins.
Rovighi (1) examine l’influence de l’administration des (l) Rovighi, Zeits. f. phys. Ch., XVII, p. 33.
DIMINUER LA VITALITÉ DES MIGRORES PROTÉOLYTIQUES. 507
purgatifs salins sur rauto-intoxication intestinale. Voici
ses résultats :
Sulfoéthers.
Avant l’eau de Marienbad 0,264
Eau de Marienbad 0,272
Eau de Marienbad 0,138
Avant l’eau de Garlsbad 0,193
Eau de Garlsbad 0,286
Eau de Garlsbad... 0,210
Eau de Garlsbad 0,163
Gilbert et Dominici sont arrivés, par la numération des microbes, à des constatations analogues :
1er jour. Avant le sulfate de soude. . . .
( 13 gr. sulfate de soude . . .
(15 — — de magnésie.
3e — 0 sulfate de soude
4e — 0 sulfate de soude
Microl)es par milligr.
(le matière fécale.
La purgation amène donc une augmentation considérable des germes; le lendemain, leur nombre diminue, mais ce n’est guère que le surlendemain que l’action du purgatif se manifeste et réalise une diminution très notable des microbes, au moins pour quelques jours.
Nous pouvons donc conclure de ces faits qu’il est facile de vérifier que tous les purgatifs (uuiles ou sels) augmentent CONSIDÉRABLEMENT l’aUTO-INTOXICATION PENDANT QUELQUES HEURES, en remuant la vase intestinale, en décollant les matières adhérentes à l’intestin, en mettant les microbes ,en mouvement.
Si, cependant, on continue le lendemain l’examen des sulfoéthers, on les voit diminuer considérablement pendant quelques jours pour remonter peu à peu.
On s’explique fort bien ainsi l’état de malaise, de vertiges, de nausées, d’inappétence et même les vomissements dont se plaignent si souvent les malades le jour
TRAITEMENT
de la purgation et le bien-être qu’ils ressentent les jours suivants.
Ce fait devrait attirer l’attention des chirurgiens, qui opèrent souvent le lendemain d’une purgation, alors que les malades se trouvent dans de mauvaises conditions de résistance.
Aussi mon excellent ami Roux a-t-il pris l’habitude de désinfecter ses malades plusieurs jours avant l’opération, ou pas du tout, si le cas est trop pressant.
Voilà ce que nous montre la théorie. Examinons maintenant la désinfection intestinale au point de vue pratique.
La désinfection intestinale.
Lorsque l’on veut, dans le cours d’un traitement, empêcher les crises, on pourra se servir :
De la désinfection aiguë ou critique ;
2° De la désinfection chronique.
1^ La désinfection aiguë ou critique.
Nous nommons désinfections critiques les désinfections régulières et espacées, destinées à empêcher l’accumulation des entérotoxines et à éviter ainsi les crises d’élimination.
Nous les distinguons en :
A. Désinfections humides;
B. Désinfections sèches.
A. — La désinfection humide.
Cette désinfection comprend :
Une médication antiseptique donnée le soir;
2® Une médication évacuante, administrée le lendemain matin.
Médication antiseptique. — Le médicament de choix est :
Le calomel, donné en deux prises à deux heures de distance l’une de l’autre :
Pour une prise.
enfance là 2 centigr.
2e enfance 2 à 5 —
Adolescence 5àl0 —
Adultes 10àl5 —
La première prise est donnée à jeun^ quatre heures au moins après le dernier repas liquide et de préférence à huit heures du soir.
La deuxième prise ^ deux heures au moins après, à dix heures du soir.
Comme excipient et boisson, de l’eau cuite ou une infusion.
Lorsque le calomel n’est pas supporté par le malade (malaises, sueurs froides, vomissements) ou contre-indiqué (dilatation stomacale ou ptose gastrique), nous le remplaçons par le salacétol ou l’ichtyoforme.
Le salacétol est donné pur sur la langue ou dans une cuiller à soupe de potage ou dans un cachet.
La première prise sera absorbée pendant le dîner, qui sera maigre (pâtes, pudding sans viande), car la diète hydrique n’est pas indispensable comme avec le calomel.
La deuxième prise sera donnée deux heures après avec une infusion aromatique :
Par prise.
Dans la l*’*' enfance, la dose est de. . . 10 centigr.
Dans la 2® enfance — .... 25 —
Dans l’adolescence — .... 25 à 50 —
Chez l’adulte — .... 75 à 100 —
Médication évacuante. — Le lendemain matin, à la première heure, on donne :
L’huile de ricin, à la dose de 5 à 15 grammes, suivant l’âge, mélangée moitié avec du sirop de gomme ou du sirop de cassis :
Huile de ricin, , .
Sirop de gomme,
I âa 10 grammes.
TRAITEMENT
Ce mélange donne une émulsion blanche ou ronge, de goût et d’aspect agréable et que même les enfants avalent sans sourciller avec une tasse de thé léger.
Deux heures après, on donnera du bouillon maigre d’avoine.
Pour masquer la saveur et l’odeur de l’huile de ricin, un médecin russe, le D*” N.-V. Obrastzov (de Kalouga),
a recours à la teinture d’iode et au menthol, qui oiïrent, en outre, l’avantage d’exercer une action antiseptique sur l’intestin.
Notre confrère formule ainsi qu’il suit :
Huile de ricin 30 granmies.
Menthol 20 centigr.
Teinture d’iode X gouttes.
A prendre : une cuillerée à bouche.
Avant d’administrer ce mélange, il est bon de le faire tiédir au bain-marie, afin d’amener la disparition de la viscosité, qui contribue également à rendre l’huile de ricin si difficile à accepter par les malades. La dose de menthol peut paraître quelque peu élevée, mais il importe de tenir compte que ce médicament se dissout dans l’huile et qu’il est ainsi, en grande partie, éliminé avec le contenu intestinal.
Les enfants âgés de plus de deux ans supporteraient très bien ce mélange.
On se bornera, toutefois, à leur prescrire une cuillerée à café seulement d’un mélange contenant de menthol
et 1 goutte de teinture d’iode pour 5 grammes d’huile de ricin.
Cette désinfeetion humide sera répétée en général après dix jours^ puis à intervalles croissants de quinze^ vingt^ vingt-cinq jours^ etc., afin de déshabituer peu à peu l’intestin de ce secours.
Si V auto-intoxication est forte (indiquée par la courbe des substances aromatiques), la constante à ajouter à chaque intervalle sera plus petite (deux, trois, quatre jours au lieu de cinq), les désinfections auraient lieu, dans le premier cas, aux intervalles 12, 14, lu, etc., jours, ou de 10, 14, 18, etc., jours, dans le dernier.
Si V auto-intoxication est faible^ la constante ajoutée sera plus grande (6, 8, 10 jours, etc.).
B. — Les désinfections sèches.
Cette désinfection ne comprend que la médication désinfectante sans purgatifs.
Voici ses indications :
Lorsque les courbes d’indol et de phénol se maintiennent élevées, malgré les désinfections humides répétées, nous donnons, dans l’intervalle et pendant des périodes plus ou moins grandes, des désinfections sèches.
Nous agissons de même lorsque les désinfections humides sont contre-indiquées (gastro-entéroptoses), insuffisance motrice de l’estomac.
Dans les formes constipées, on donnera des poudres de SALACÉTOL OU d’iCHTYOFORME, à la dose de 0^',25. Une à quatre par jour aux repas.
Dans les formes diarrhéiques, nous remplaçons quelquefois le salacétol :
Par le salicylate de bismuth aux mêmes doses;
Par l’üUILE DE FOIE DE MORUE GRÉOSOTÉE (1 p. 100), qui donne des résultats remarquables à la dose de une cuiller à café deux à trois fois par jour, lorsqu’elle est bien supportée.
2° La désinfection chronique.
La désinfection chronique est une désinfection sèche de longue duree.
TRAITEMENT
Voici quelles sont ses indications :
Lorsque, malgré le régime, les courbes des phénols et des indols restent élevées ;
Lorsque, malgré les désinfections critiques, les symptômes d’intoxication persistent, le plus souvent, parce que la résorption est en jeu, ou parce que les organes antitoxiques sont insuffisants;
. Dans ces cas, il devient alors nécessaire de donner au malade, outre les désinfections critiques qui se font aux époques fixées, une désinfection chronique qui sera quotidienne, bi ou triquotidienne suivant les cas.
On se servira pour cela d’une des nombreuses préparations dont nous avons parlé dans le chapitre précédent.
Si l’estomac est enjeu, on prescrira I’actde muriatique, le THIOFORME OU le MENTHOL.
Si l’intestin prédomine, on donnera le salacÉtol ou Lichtyoforme deux ou trois fois par jour aux doses indiquées et pendant une durée prolongée, qui pourra s’étendre à plusieurs semaines et même plus longtemps, si cela est indiqué.
C’est dans ces cas, qui appartiennent presque tous à l’auto-intoxication organique, que X^médication adjuvante du régime lacto-farineux sera surtout indiquée.
Je veux parler de la médication par les bacilles lactiques sous forme de lait bulgare ou de bouillons lactiques.
La médication par les bacilles lactiques représente la