PARASITES INTESTINAUX
On sait combien sont fréquents, chez Tentant, les parasites nématodes de l’intestin : le lombric, Toxyure et le trichocé- PHALE introduits dans le corps par les eaux impures, par les fruits ou les feuilles de végétaux souillés.
Moins fréquents sont les ténias et le boturiocéphale; mais ils ne sont nullement exceptionnels.
Les vers nématodes ont un contenu intestinal gorgé de microbes souvent très virulents, tous sécrétant des substances toxiques; beaucoup peuvent traumatiser la paroi, s’y implanter même, comme le trichocéphale, qui est l’hôte le plus habituel du cæcum et de l’appendice.
Ils peuvent amener des congestions, des modifications sécrétoires, favorables à l’exaltation de la virulence microbienne, et ainsi augmenter les putréfactions intestinales.
Enfin, morts, ils peuvent devenir le foyer d’une putréfaction intense.
La symbiose parasitaire peut donc, exceptionnellement il est vrai, causer une auto-intoxication intense; mais le plus souvent elle passera inaperçue.
Il y a là une question de degré et une question d’idiosyncrasie, car ces substances, inoiTensives pour la plupart des malades, peuvent être gravement ressenties par quelquesuns.
D’un côté, en effet, étant donnée la fréquence des vers (en Suisse, 48 p. lOÜ, d’après une enquête faite par un de mes élèves) (1), et la rareté relative des symptômes de Tautointoxication vermineuse, on ne doit pas exagérer leur influence sur la genèse de Tauto-intoxication intestinale.
(1) Golosmanoff, Thèse de Lausanne, 1904.