SCÈNE XXII
FLAVIO, LA COxMTESSE, RISCARA, CHASTENAY.
LA COMTESSE, derrière la table.
Bonsoir, cousin Flavio, vous arrivez à merveille. Vous allez me Jouer une des valses que vous avez apportées.
FLAVIO
Comment, comtesse, vous avez la bonlé...
LA COMTESSE
Cousin Flavio, il y là une mèche qui avance un peu trop. Sauf cela, vous êtes irréprochable.
FLAVIO
Ah I comtesse... comtesse... (Descendant à Riscara qui gagne à gauche*.) Merci, cousin, comment avez-vous fait?
RISCARA.
Oh 1 tu ne comprendrais pas 1
LA COMTESSE, à Chasienay.
Monsieur Chastenay, est-ce qu’il ne manque rien à cet autographe?
CHASTENAY
Si fait. Madame, une signature, (ii signe l’autographe.)
LA COMTESSE
Voilà ce qui s’appelle agir en homme d’esprit. (Flavio, aprei avoir arrangé ses cheveux, s’approche du comte.)
RISCARA.
Eh bien l et Foscarini?
FLAVIO
Il est parti seul.
Seul ! Cette Armande est adorable!
* Flavio, Riscara, la comtesse, Chastenay.
FLAVIO
Armande î elle est partie avec un jeune homme, (ii retourne
près de la comtesse, vers le piano.)
RISCÀRA *.
Allons... il paraît qu’il n"est pas nécessaire d’ètre un homme remarquable pour être bafoué par les femmes... (a chastenay.) Je crois que nous pouvons nous donner la main. (juUe parait au
fond.)
CHASTENAY
Ah çà! elle sait donc lire?...
RISCARA.
Qui?... Julie?... Elle sait lire, écrire et compter... compter surtout! Votre autographe me coûte cher.
CHASTENAY
C’est une consolation. (Entre JuUe, portant un plateau chargé de pof celaines magnifiques.)