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caractères hystériques bien nets il y a quelques années quand
je l’ai étudiée pour la première fois avec M. le D’ Gibert: mais
depuis l’année dernière, à la suite de crises hystériques violentes
survenues au moment de la ménopause, elle conserve une anesthésie complète et invariable du côté gauche. L'histoire de cette femme qui est fort curieuse devrait être racontée d’une manière plus détaillée et j’essayerais de le faire si je pouvais réunir les notes du D' Perrier, le médecin de Caen qui l’a étudiée pendant plus de dix ans.
Lucie. Jeune femme de vingt ans dont j'ai déjà plusieurs fois donné l’observation dans des articles publiés à la Revue philosophique. Mère bien portante, père hystéro-épileptique,
: mort en crise. Elle a eu des convulsions dans son enfance, une
attaque de cécité probablement nerveuse vers l’âge de neuf ans : à la suite d’une frayeur éprouvée vers cette même époque, elle a repris des crises hystériques toutes particulières qui, d’abord fort courtes, ont grandi peu à peu et duraient, quand je l’ai connue, au moins cinq heures ; elle était anesthésique totale, avait l’ouïe et la vue considérablement diminuées.
Le somnambulisme provoqué a supprimé les crises d’hystérie en quelques jours, puis, au bout d’un mois, a fait disparaître tous les autres symptômes d’hystérie et est alors disparu à son tour.
‘Lucie est restée bien portante sans aucun accident pendant dix-
huit mois. Puis elle a été reprise de cauchemars, et de somnam-
- bulismes naturels. Quelques séances d’hypnotisme ont fait dis-
paraître ces symptômes, puis sont devenues impossibles, car le sujet a de nouveau cessé d’être hypnotisable. Lucie est restée
alors un an sans aucun accident, puis elle a eu de nouveau quel-
ques crises légères qui ont encore été supprimées par une séance de somnambulisme.
M. Femme de vingt-trois ans. Père bien portant, mère hystérique ainsi que la grand'mère et une tante maternelles. Crises de petite hystérie assez rares, anesthésie incomplète du côté gauche.
Marie. Jeune fille de dix-neuf ans. Mère nerveuse irritable, aucun renseignement sur le père. Elle à présenté dès son enfance de véritables crises de colère suivies de suffocations.
Nous avons raconté dans quelles singulières circonstances elle perdit, à l’âge de six ans, la vue de l'œil gauche, et comment une imprudence commise au moment de ses premières époques
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plus hypnotsablé.
Mi. Jeune fille dedix-sept ans. Crises de petite AV plaques
irrégulières d’anesthésie. È N. Femme de trente ans. Crises de petite hystérie assez rares, 4 anesthésie du côté gauche. Le somnambulisme de ce sujet a été … décrit plus haut. | A P. Homme de quarante ans. Amené à l'hôpital pour une crise | de délire alcoolique subaigu, présentait vers la fin de cette crise 3 une grande suggestibilité.
R. Jeune homme de vingt ans, renvoyé du régiment parce qu'il a des crises que l’on considère comme de l’épilepsie. Anes- À thésie du côté gauche, sommeil hypnotique facilement provoqué. Rose. Femme de trente-deux ans, appartenant à une famille dont presque tous les membres du côté maternel, grand-père » maternel, mère, tante, neveux, sont des hystériques convulsifs; ‘ son frère est aussi, probablement, hystéro-épileptique. Elle a présenté elle-même, depuis son enfance, tous les accidents de l'hystérie la plus grave : anesthésies et contractures persistantes pendant plusieurs mois, dès l’âge de huit ans, cécité hystérique « à quinze ans, des périodes de grandes crises, de la léthargie ! pendant plusieurs jours, ete. Réglée à vingt ans seulement, elle » a eu huit enfants, tous morts en bas âge dans les premiers mois. à Il y à un an, à la suite de son dernier accouchement, elle à eu une attaque de fausse péritonite hystérique, puis, quantii k celle-ci a disparu, une contracture des deux jambes en extension. Anesthésie complète aux membres inférieurs, s'étendant : bientôt sur tout le corps, dyschromatopsie IS des deux yeux. D'ailleurs l’état de la sensibilité chez ce sujet a souvent | varié pendant son long séjour de sept mois à l'hôpital. Quel M | ques-unes de ces variations ont été décrites. | Gette femme présentait, quand on l’hypnotisait, de nome. breuses variétés des états cataleptiques ou somnambuliques, et, 4 | dans quelques-uns de ces états, quand elle recouvrait la sensi- . bilité, elle pouvait remuer librement les jambes. La guérison ! 4 des contractures à été extrèmement difficile, mais a été obtenue h cependant d'une manière en apparence complète par des sue gestions faites dans certaines conditions et par des somnambu- * |
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