‹ L'Automobile aux États-Unis et en AngleterreChapitre 49 sur 70 · soit un accroissement de 171.026 voitures · texte numérisé non relu

soit un accroissement de 171.026 voitures

Mais où la supposition devient alors une certitude, c’est lorsqu'on ne se borne qu'à Paris seulement. Les habitués du bois de Boulogne, les nombreux promeneurs qui, pédestrement, déambulent dans l’avenue du Bois, peuvent se rendre compte du coup mortel porté aux voitures, à Paris, par l’automobile. Les fringants attelages, les fastueux équipages qui dévalaient jadis l’avenue du bois ou s’alignaient en file, le long de l’avenue des Acacias, ont disparu. Les coupés, landaus, victorias, berlines, tilburys, phaétons où se prélassaient nos plus jolies et gracieuses Parisiennes et que conduisaient d’altiers cochers, sanglés dans d’impeccables redingotes ou revêtus de riches livrées, ont fait place à de puissantes et confortables machines ! Si la province s’est montrée au début rebelle aux progrès de l’industrie automobile française, Paris lui a fait de suite un chaleureux accueil.

En 1897, on comptait, pour Paris seulement, 13.845 voitures ordinaires assujetties à la taxe dont 11.793 à quatre roues ; et 2.062 à deux roues en 1908, il n'existait plus que 7.292 voitures imposées, dont 5.871 à quatre roues et 1.421 à deux roues. C’est donc la disparition au cours de cette période, pour Paris, de 6.553 voitures ou une diminution d’environ 50 °/,. Il en va de même pour lesgrandes villes;

en effet, l’augmentation relevée dans les voitures

nt ordinaires n’affecte que les villes possédant une population de moins de 5.000 habitants.

Quant au nombre de chevaux soumis à la taxe, leur nombre est passé, pour l’ensemble de la France, de 1.208.717 en 1897 à 1.324.151 en 1908 ; ils se sont donc accrus de 115.434. Toutefois, de même que pour les voitures, sil’on ne considère que Paris seulement, on constate que le développement de l’automobile a provoqué la disparition d’un nombre important de chevaux. Alors qu’en 1897 on comptait 13.394 taxes en 1908 on n'en relevait que 7.187, soit une diminution de 6.207 ou de près de 50 °/, (1).

Voici d’autre part, d’après M. Edmond Théry, condensés en quelques lignes les progrès réalisés dans notre pays par l’industrie automobile depuis dix années. Ces renseignements sont extraits des publications qu’édite chaque année la Direction générale des contributions indirectes sous le titre de « Renseignements statistiques relatifs aux contributions directes et aux taxes assimilées. »

La loi du 13 avril 1898 a imposé les voitures automobiles d’après un tarif distinct de celui des voitures ordinaires ; ce nouveau tarif est entré en vigueur à partir du 1* mai suivant, et le nombre de chevauxvapeur, ou fractions de chevaux-vapeur, a été introduit dans les bases d'imposition des automobiles depuis le 1* janvier 1901.

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