‹ L'Autorité dans l'embarras, comédie-vaudeville en 1 acte, de MM. Alexis Decomberousse et Jaime... [Paris, Variétés, 14 janvier 1835.]Chapitre 17 sur 17 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

Les mêmes, PITAAT, suivi d’un DOMES- TIQUE d livrée.

PITRAT , accourant et embrassant tout le monde. Ah! ma pauvre Madinc... ah! père Patoche ! ah ! mère Patoche... ah !..

11 s’arrête au moment d'embrasser aussi Gustave.

PATOCHE. Voilà l'autre à présent...

PITRAT, au Domestique , en lui montrant Gustave. Eh ! tenez, n'cst-cc pas celui que vous cherchez ?

LE DOMEStiqle. Précisément.

PATOCHE, le tirant vivement , d part . Et mon bon?..

PITRAT. Vous allez voir... L'histoire est des plus .*ensikles,et il y a même de quoi faire une complainte , lisez...

Il lui donne une lettre.

TOUS. Ecoutons.. .écoutons!..

PATOcnK , regardait le papier. Mais ça n’est pas ma somme.

PITRAT. Votre bon n’était pas bon.

patoche. Pasbon,monbon!.. Mais alors ce jeune homme n’est qu’un gticttsard, un va-nu-pieds, qui n’a pas seulement c.nt mille francs dans sa poche... abl tu as vou-

lu te jouer de l’autorité !.. eh, bien) elle te fera aller, aussi l’autorité., mais en prison, gueusard...

GUSTAVE, avec reiignation. Tout ce que vous voudrez, mon père...

PATOCHE. Son père...

pitrat. Mais lisez donc, père Patoche, lisez donc...

PATOCHE. «AM. l’adjoint, etc. Mon- > sieur, pardonnez, si retenu chez moi par «la souffrance... • il paraît que c’est un homme malade, «la souffrance, je ne puis «venir vous remercier moi-mémc,du ser- » vice que vous me rendez. .. «un service...

( donnant la lettre à sa femme. ) continue , ça devient affligeant... ça m’affligerait!

NANETTE, continuant. «J’ai voulu briser «violemment un lien que mon fils avait «formé sans mon aveu... dans son déses- » poir , il a fui la maison paternelle; alors, «je me suis repenti .. j’ai rappelé celle «qu’il aimait , et cet enfant, le fruit de leur «amour... et je suis prêt à bénir leur «union. Puisse le bonheur qui l’attend à «son retour lui rendre la raison que ma «cruauté lui avait fait perdre...» C’est un fou !

TOUS. Pauvre jeune homme I

Mouvement de CO npauioo.

NANETTE, achevant la lecture de la lettre.

» Le comte de Givray. «

TOUS. Le comte de Givray !

MADINE. Le comte de Givray, ditesvous?., son fils!. .comment, ce serait lé l’époux de ma jeune bienfaitrice?..

NANETTE. C’était donc mademoiselle de Scrvicux, que lu étais allée rejoindre?..

MÈRE LELEU, d mire Perrin. Ah!., c’est celle-là...

MADINE. Jecomprcnds tout, maintenant!

dans sa folie, le malheureux me prenait pour elle...

pitrat. Depuis son accident, ils me l’ont dit là-bas, toutes les femmes et tous lesenfans sont les siens .. Ah ! je ne lui en veux plus... monsieur, monsieur. .. (Il court d Gustave .) Allez vite, on n’attend plus que vous pour votre mariage.

GUSTAVE, poussant un cri de joie. Mon mariage.

pitrat. Oui, oui, monsieur voire père vous demande.

GUSTAVE, changeant tout d coup tC expression. Mon père!.. (Arec un soupir.) J’obéirai. (A perceront le domestique.) Antoine!., conduis-moi , près de mon père. ( Revenant vivement à Madinc.) Chère Madinc!.. Oh!

ce n’est que pour peu de temps... bientôt , je retiendrai... Oh, oui... bientôt... mai»

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