SCÈNE [II
Les MÈME:i, MAXWELL.
MAXWELL
Voirc serviteur, mademoiselle Jeanne. Je me réjouis de vous rclrouvor toujours aussi fraîche et aussi belle.
CÉSAIRE, to'.ché.
Ah ! n'est-ce pas, que mademoiselle Jeanne...?
Eh bien, Césaire, vous allez me faire des compliments, à
présent? (Cés^ire est troublé. A Maxwell.} VouS avez fait UH bou
voyage, monsieur?
MAXWELL
Le voyage qui me ramène ici rr.e ])arail toujours heureux.
JEANNE
Vous aimez beaucoup nos montagnes nues? vous devriez préférer vos belle? bruyôr(''s.
Vous 110 les avez point oubliées?
JEANNE, avec iiilcnlioii-
Je n'ai rien oublie de ce pays-là.
MAXWELL
Vous n'avez pourtant fait que le traverser, il y a bien iongtenips.
JEANNE
Il y a maintenant quatorze ans... Vous m'avez dit qu'à celle époque-là, vous n'étiez pas en Ecosse...
MAXWELL
J'ai quitté mon pays fort jeune.
JEANNE
Vous êtes, en effet, très-jeune encore.
MAXWELL, avec un sourire forcé.
Vous trouvez, mademoiselle Jeanne?
JEANNE, bas, à Ccsaire.
Il élude toujours!
CES A IRE, bas, à Jeanne.
H élude quoi ? (Haut.) Que cherchez-vous ?
JEANNE, haut.
Le portrait! je le tenais tout à l'heure, et vous l'avez déjà enfoui sous vos livres. Ah ! le voilà !
J E AN NE, présentant le portrait ù Maxwell.
Vous savez ce que c'est?
MAXWELL, niaitre de lui.
(l'est l'ouvrage de mademoiselle de Mérangis?
CÉSAIRE
C'est la copie agrandie, ou plutôt la traduction d'une M)iniLiture (juc sa pauvre mère lui a envoyée en mourant, bien