‹ L'autre (volume 2)Chapitre 43 sur 88 · SCÈNE IV MAXWELL, MARC US · texte numérisé non relu

SCÈNE IV MAXWELL, MARC US

MARCUS, entrant, à la cantonade.

Du café ? merci ! ça empêche de dormir !

MAXWELL

Et vous aimez à dormir, même le jour de vos fiançailles!

MARCUS

Ah! vous savez déjà...'?

MAXWELL

Pardon de vous déranger au milieu de l'ivresse de votre bonheur.

MARCUS

J'ai peut-être l'ivresse lourde, je n'y suis pas habitué..! Il

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y a trois nuits qno jo n'ai dormi. J'ai ou dos malheurs, mon cher monsieur, et jo no me pique pas d'être au-dessus des évdnemenls de la vie... Le respect de moi-même me tient lieu de sublimité. Pourvu qu'un homme ne demande rien aux autres...

Il peut tout recevoir d'une femme !

M ARGUS

Plaît-il?

MAXWELL

Xe vous méprenez pas sur l'intention de mes paroles, elle est très-loyale : un homme peut tout recevoir de la femme qu'il aime sérieusement.

M ARGUS

J'aime Hélène autant que je puis aimer quelqu'un... Peutêtre qu'à vos yeux mon contentement n'est pas d'un effet assez théâtral?

MAXWELL

Il est certain que cela manque complètement d'effet ; mais peu importe si le cœur est suffisamment ému !

MARCUS

Monsieur Maxwell, vous scmblez jaloux de mon bonheur?

MAXWELL

J'en eusse été jaloux à votre âge.

MARCUS

Vous êtes encore jeune, monsieur .Maxwell ! et, avec cela, vous êtes du pays des lacs brumeux et des manoirs romantiques; votre grave profession, vos grands talents, devant lesquels je m'incline, ne vous empêchent pas d'exhaler encore un parfum de lis sauvage et de clair de lune, de Waller- Scott et de bourgeon de sapin! Ici, nous avons la rêverie moins subtile, mais plus gaie. Nous sommes un peu classi-

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