ACTE DEUXIEME b
HÉLÈNE, à sa grand'mère qu'elle a oidé à s'asseoir.
Chère maman, voilà monsieur Maxwell, votre ami.
LA COMTESSE, regarde Maxwell et tressaille.
Qui est-ce?... mon fils?... dites!
M ARC us, élevant la voix.
Eh non ! ma jDonne tante, c'est monsieur Maxwell,
LA COMTESSE
Ah ! très-bien ! (Maxwell lui baise la main.) Il v a qucique temps qu'on ne vous a vu, mon bon monsieur?
MAXWELL
Huit mois, madame la comtesse.
LA COMTESSE
Très-bien, très-bien! vous repartez pour l'Angleterre ?
BARTHEZ
Non, il en arrive !
HÉLÈNE, à Maxwell.
Vous voyez! elle ne se rend plus compte .. La trouvez-vous bien changée?
Un peu!
HÉLÈNE
Parlez d'elle avec le docteur.
MAXWELL
Je n'y manquerai pas... Permettez que j'entretienne un instant monsieur Barthez d'une affaire pressée,
BARTHEZ
Je suis à vos ordres.
Ils se prennent le bras et vont sur la terrasse. Une porte du uulieu reste entrouverte. — La nuit est vonue.
M ARC us, à llL'lùne.
Eh bien, le voilà rayounantc d'avoir revu Ion bel oiseau du Nord?
HÉLÈNE
Je ne fais pas mystère de ma sympathie pour lui... je suis à moitié sa compatriote, et puis il nous aime tant!
M ARC us.
Parle pour toi; moi, il me déleste! (au docteur.) Est-ce un aussi habile médecin que l'on dit ?
LE DOC TE UR
Mon opinion sur lui n'a pas changé... C'est un homme de génie, un cerveau lucide... je dirai môme lumineux ! ce n'est pas encore un praticien consommé, il est un peu spiritualisle, il voit tout en bleu de ciel; mais ça passera... il est jeune !
marc us, ù Hélène.
Tu le trouves jeune, loi?
HÉLÈNE
Il est de ceux dont on dit qu'ils le sont encore.
M argus.
Encore... C'esl-à-dirc presque plus!
Hélène retourne auprès de la comtesse.
CASTE L, qui s est rapproché.
Vous êtes bien lier de votre petite moustache tortillée en ciel' de sol, vous.
MARCUS
Oh! vous, père Caslei, vous n'aimez pas la jeunesse.
G ASTEL.
Si t'ait, quand elle est jeune!
MARG US
El orageuse, comme fui, dit-on, la votre?