II IL DA
C'est-à-dire qu'elle refuse...
Al K G .
Et elle fait bien !
4 L'AUÏRK
LK COMTE
Sortez, Slupido Cr6;llUre ! (ll la cImssc. nilda éclale de rire.)
Vous riez? A la bonne heure! Mais, moi, j'irai chercher une FL^ponse plus polie.
IIILDA.
Restez ! Vous céderiez aux larmes de la touchante Elsie, et vous m'apporteriez de sa part un nouvel outraire !
LE COMTE
Ne le croyez pas. Elle n'a pas le droit..,
lllLDA.
Ah! enfin! pas le droit!.. Voilà ce que je voulais vous eniendre dire. Vous le savez donc, qu'elle vous trahit?
LE COMTE
Je sais tout !
IIILDA.
Pourquoi Tavoir nié jusqu'à présent?
LE COMTE
Je ne suis pas de ceux qui avouent celte ridicule conséquence de l'abandon où ils laissent leur femme.. C'est une punition, mais je la veux sr^crète.
niLDA.
Monsieur le lieutenant de vaisseau craint les plaisanteries de son bo''d ?
LE COMTE
Oui, madame, cl il faudra que je renonce à vous, si vous m'y exposez.
IIILDA, r.^-;irdunt le prie-DIou,
Mais, au moins, vous avez des preuves?
LE COMTE
J'ai une i)rcuve... gênante! L'enfunt qu'on élève ici soUs mon nom.
II montre un jouet 'jui se trouve sur ic tapis.
PROLOGLK 5
La ccriilude ne suffit pas pour rompre votre mariage; il faudra prouver...
LE COMTE
Je ne veux pas le rompre.
Ah ! vous ne voulez plus ?. .
LE COMTE
Inutile d'en venir là. Elsie Wilmore est condamnée, elle n'a pas un an à vivre !
HILDA
Vous êtes sûr? Mais l'enfant? Il sera donc à vous?... Celle que vous épouserez devra donc l'accepter?
LE COMTE
L'enfant est atteinte du même mal. Je l'envoie aujourd'hui à ma mère qui est très-pieuse. Si elle la guérit, je la chargerai de l'ensevelir pour toujours dans un couvent de France. ... Voilà pourquoi je suis venu ici aujourd'hui... Vous avez voulu me suivre...
HlLDA.
Je ne suis plus jalouse. Allez voir votre femme et dites-lai que je ne lui en veux pas. Je vous attends ici, vous me reconduirez à mon château.
Le comte sort.