‹ L'autreChapitre 131 sur 150 · ACTE DEUXIEMR. C · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEMR. C

GALILÉE

Ce sera la prison — éternelle, sans doute.

J'y passerai ma vie, assise sous la voûte.

GALILÉE

(le sera pis encor peut-être. -

Dieu puissant !

() mon père ! mon pèi'e !

GALILÉE

Ail ! pauvre être innocent !

Que vas-tu devenir sans appui, sans asile, Fille d'un réprouvé pour le peuple imbécile?

AISTOMA.

Il s'agit bien de moi, quand tu vas à la mori !

— Quoi ! ne peux-tu sans honte obéir au plus fort?

GALILÉE

•Comment nommerais-tu la sentinelle indigne

64 GALILEE

Qi-ii devant l'ennemi trahirait sa consigne?

Ecoute, mon enfant : en face du combat, Une seule terreur me tourm3nte et m'abat; Je ne puis pas songer, sans angoisse profonde, Que tu resteras pauvre et seule dans le monde. Veux-tu m'ôter ce trouble et me rendre la paix ') Jure-moi d'obéir à mes derniers souhaits. — Vivian, noble cueui', intelligence vive. En laquelle il se peut que ma gloire revive, Vivian, mon disciple, en homme généreux, A demandé ta main, nous voyant malheureux. Je sais que ïaddeo briguait cette alliance; Mais, puisque ses parents, pris d'une défaillauce Ont, au premier péril, rompu l'engagement, Que peut-on en attendre après mon jugement? Accepte Vivian , et , si j'ai ta promesse , Content du protecteur qu'après moi je te laisse, Et retrempant ma force en ton bonheur certain , Tranquille et souriant, j'attendrai mon destin.

Oh! ne me contrains pas à ce serment. J'espère Ne pas survivre au coup qui frappera mon père.

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