‹ L'autreChapitre 145 sur 150 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Illuminé d'éclairs , ivre de découvertes, Dans les immensités que je m'étais ouvertes ! Adieu, rêves, espoirs, gloire! Adieu sans retour, Œuvre de cinquante ans, brisée en un seul jour!

l' I N Q U I s I T E U K , à Galilée.

Suis- moi.

n conduit Galilée au pied du tribunal, puis il monte vers le président, et lui remet l'acte d'abjuration.

I POMPEE, dans l'auditoire, écartant ses voisins.

Laissez -moi voir, bonnes gens!

VIVIAN

Vous, à Rome, Seigneur Pompée!

POMPEE, se frottant les mains.

Eh! oui. — C'est un beau jour, jeune homme ! — Je puis mourir en paix ; Aristote est vengé.

VIVIAN, avec un geste de menace qui n'est pas vu de Pompée.

Nous nous retrouverons, vieil oison enragé!

LE PRÉSIDENT DU TRIBUNAL, à Galilée.

Approche. — Dis ton nom, le lieu de ta naissance.

<J0 GALILEE

GALILEE

-Mon nom est Galilée, et mon pays, Florence.

Dis ton âge.

LE PRE SI DE. \ T

GALILÉE

Soixante et dix ans.

LE PRÉSIDENT

Ton état?

Philosophe. .

POMPÉE, dans l'auditoire.

Tu mens ! — Sophiste ! scélérat !

LE PRÉSIDENT

Ne professes-tu pas?

(ÎALILÉE.

Oui.

LE PRÉSIDENT

D'après quels systèmes?

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