SCÈNE III Les Mêmes, MAXWELL
MAXWELL
Voire serviteur, mademoiselle Jeanne. Je me réjouis de vous retrouver toujours aussi fraîche et aussi belle.
CÉSAIRE, touché.
Ah! n'est-ce pas, que mademoiselle Jeanne...?
JEANNE
- Eh bien, Césaire, vous allez me faire des compliments, à
présent? (Césaire est troublé. A Maxwell.) VoUS aVOZ fait UU bon
voyage, monsieur?
MAXWELL
Le voyage qui me ramène ici me paraît toujours heureux.
JEANNE
Vous aimez beaucoup nos montagnes nues? vous devriez préférer vos belles bruyères.
MAXWELL
Vous ne les avez point oubliées?
JEANNE, avec intention.
Je n'ai rien oublié de ce pays-là.
MAXWELL
Vous n'avez pourtant fait que le traverser, il y a bien longtemps.
JEANNE
Il y a maintenant quatorze ans... Vous m'avez dit qu'à cette époque-là, vous n'étiez pas en Ecosse...
MAXWELL
J'ai quitté mon pays fort jeune.
JEANNE
Vous êtes, on effet, très-jeune encore.
M.^XWELL, avec un sourire forcé.
Vous trouvez, mademoiselle Jeanne?
JEANNE, bas, à Césairc.