‹ L'autreChapitre 52 sur 150 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

CASTEL

Un mot, jeune homme grave... Vous épousez, c'est fort bien; mais madame la comtesse sait que vos violons sont cass(^s ?

MARC us.

C'est-à-dire mes e'cus envolés? De quoi diable vous mêlezvous, papa Double-Dièze?

LE DOCTEUR

Mais... il a raison... Je suis aussi un vieil ami, moi, le vôtre; et il ne faudrait pas... ]\[adame ne comprend plus toujours bien ce qui se passe autour d'elle...

M ARGUS, blessé.

Alors, vous croyez qu'on la trompe?

LE DOCTEUR

Eh non, certes, mon cher enfant! Mais vous pouvez vous tromper; et moi, le médecin, je dois constater à fond l'étal moral.

MARCUS

Je le veux aussi... parlez-lui tout de suite! (a Césaire.) Est-co que j'aurais eu tort d'accepter l'offre d'Hélène? Voilà qu'on se méfie de moi !

CÉSAIRE, étonné.

De vous! Qui donc?

LE DOCTEUR, qui s'est approché du fauteuil de la comtesse autour duquel on se groupe.

Madame !

LA COMTESSE

Ah! docteur..., lui a-t-on offert le café, à ce cher Maxwell?

LE DOC TEUR

Il n'est plus là... Parlez-nous sans contrainte, bonne mudame. Vous savez le mallieur arrivé.à Marcus?

LA COMTESSE

Un malheur?

LE DOCTEUR

Il a perdu sa fortune.

M ARC us.

Dites-lui, au moins, que ce n'est pas ma faute.

LE DOCTEUR, à la comtesse.

Vous savez, la faillite de Marseille?

LA COMTESSE

Oui, oui!

LE DOCTEUR

Vous n'en persistez pas moins, vous et votre petite-tille, dans les projets que vous nous annonciez avant le dîner... aujourd'hui... tanlôl?

LA COMTESSE

Attendez ! attendez, que je me souvienne !

CASTEL

Je parie qu'elle se ravisera.

LE DOCTEUR

Écoutez, écoutez!... madame veut parler.

LA COMTESSE, se levant avec laide de Jeanne et de Césairc.

Oui, oui, je comprends fort bien ! Marcus a tout perdu; mais ma petite-fille l'avait choisi; c'est elle qui est venue tantôt me le dire... Vous voyez que je me souviens bien... C'est donc qu'elle l'aime ! Alors, est-ce qu'une Mérangis a jamais reculé devant un devoir de famille ? Est-ce qu'une fille de notre maison a jamais compté les écus de son fiancé? Vous voyez bien qu'elle est de bonne race, celle-là, et qu'elle ne fait pas mentir le sang que lui a transmis sa

grand'mère. (Elle embrasse Hélène et se rassied. Marcus est à genoux à sa gauche. Hélène s'éloigne un peu.) MarCUS, mOn enfant, ^.U aS

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