‹ L'autreChapitre 70 sur 150 · ACTE TKolSIKME · texte numérisé non relu

ACTE TKolSIKME

MARCLS.

Moi, j'ai abusé! Demandoz à Héicno co qu'elle pense de moi 1

cÉsAinr:.

Si elle doute, c'est votre faute !

MARCUS

Aussi c'est de ma faute que je me plains ; c'est à moi seul que j'en veux, à mon froid visage, à mes sols discours !

CliSAIR'E.

Eh bien, mais... cerlainement, je le sais Lien, moi, que vous vous donnez le change. Eh morbleu! vous avez tort. Quand on aime, il faut oser le dire, sapristi !

MARCUS

Eh bien, et vous, Césaire ?

CÉSAIRE

Moi?..

MARCUS

Oui, vous qui aimez Jeanne depuis douze ou quinze ans? II n'y a pourtant qu'elle qui ne s'en doute pas!

CÉSAIRE

Moi... c'est différent; je suis timide, je suis d'une gaucherie!...

MARC U S

Vous l'avouez, c'est votre excuse; moi, j'ai la vanité de cacher ma faiblesse. Je fais comme les poltrons, qui chantent pour se rassurer. Vous tremblez: moi, je ris; vous vous taisez ; moi, je mens !

CÉSAIRE

Savez-vous ce qu'il faut faire?

D.tos!

CÉSAIRE

Il ne faut pas mentir, il ne faut pas chanter, il faut parler !..,

MARCUS

A Hélène? Oui.

CÉSAIRE

Non, à M. Maxwell.

MARCUS

Ah oui-dà! et pourquoi ?...

CÉSAIRE

Parce qu'il a désormais sur elle une influence... illimitée!...

MARCUS

Je m'en doutais bien!...

CÉSAIRE

C'est une très-bonne et très-légitime influence. Ouvrez-lui votre cœur. Chargez-le de traduire à Hélène, lui qui a des façons si séduisantes, le sentiment que vous ne savez pas exprimer.

MARCUS

Dites donc , Césaire , comptez-vous vous servir de lui comme de truchement auprès de Jeanne ?

CÉSAIRE

Peut-être, mon cher Marcus, peut-être! quand le moment sera venu, si je me trouve trop interdit...

MARCUS

Je ne peux pas être aussi naïf et aussi confiant que vous, Césaire. Si mon amour doit passer par cotte Iraduclion-là, j'aime autant le laisser étouffer dans le silence. Voire conseil ingénu me rappelle ce que votre compassion allait me faire oublier. Je ne puis lutter contre ce personnage incomparable, et j'aurais mauvaise grâce aie tenter à présent que la fortune d'Hélène peut être menacée ; c'est cette pensée-là qui me glace. Hélène ne paraît pas la comprendre, elle aime mieux

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