ACTE QUATRIEME
humiliation (^trange, mystérieuse ! Je ne suis pourtant coupable de rien, moi, cl il me semble que je dois rougir d'exister !
Marcus entre et vient à HélT-ne.
HÉLÈNE
Ah I Marcus !
M A II C U s .
Hélène, je sais la cause de ion découragement, je sais ton secret.
HÉLÈNE
Ah ! c'est Jeanne qui l'a trahi ! . . .
MARCUS
Non.
Alors, c'est M. Maxwell ! Ah ! c'est mal! 11 n'avait pas le droit...
Si ; les conseils qu'il t'a doimés sont bons. Tu ne peux at- , fronter le scandale et le déchirement d'un tel procès. Il ne me convient pas plus qu'à toi de profiter d'une imposture de fait. Le mariage entre nous, dans de telles conditions, je ne l'admets pas ; mais il y a un moyen bien simple de nous débarrasser tous deux des scrupules qui iiou» séjjarent ; c'est de déchirer tous les écrits qui les causent, c'est de nous engager, vis-à-vis l'un de l'autre, à n'hériter de personne. Veuxtu accepter le seul bien qui me reste, le nom. dont tu vas te laisser dépouilier et que je puis te rendre, co nom que tu chériras toujours... le nom béni do ta grand'mère ?...
Elle n'est pa.-, ma grand'mère, Marcus, cl c'est là ma plus grande douleur. U y a sur moi une tache incl'favable, il y a un daoi à mort, il y a du sang entre nous, sais-tu cela?...
Je sais tout. Mon oncle que je n'ai pas connu a tué ion père dont tu ne sais pas le nom. L'honneur de ma famille est satisfait, je le liens quitte. Veux-tu, de cet outrage infligé et de ce sang versé dont nous sommes innocents tous les deux, faire un lien sacré entre nous?
HÉLÈNE
Oui ! Je le veux, puisque tu acceptes tout, ma misère et ma honte. Tu es loyal et bon, toi, Marcus ! Et tu avais bien raison, va ! La passion, c'est l'orage qui dévaste.
MARCUS
Ah! lu crois à présent que la passion...?
MARCUS
Oui, mais l'amitié, c'est le ciel toujours pur!
MARCUS
Ton amitié ! ion amitié, je n'en veux plus. Si ! je la veux
toujours, mais l'ambition m'est venue, il me faut ton amour, ou le mien me rendra fou !
HÉLÈNE
Toi ?... Est-ce loi qui parles?
Oui, c'est moi qui t'adore ! Voyons ! lu ne le savais pas ? tu ne le voyais pas?.,.
IIÉ LÈNE.
Mais, le jour de nos fiançailles...
MARCUS
Effaçons ce jour-là, veux-tu?... J'étais abasourdi, j'étais pédant, j'étais fou ! une fierté déplacée m'empêchait de m'abandonner. Je soniaisque je n'avais pas mérité mon bonheur Je voulais êlre forcé par toi de l 'accepter. Et puis je ne te connaissais pas, Hélène! Dans notre vie facile et calme, je n'avais pas vu ton grand et brave cœur à l'épreuve. Depuis que