FRANÇAIS DE LA FRONTIERE, ALIMENTÉS EN COMBUSTIBLE
1912, sous la signature de notre collaborateur Pierre Dumoulin, nous extrayons les lignes suivantes :
« Léon Daudet rappelait que cette Société aurait été exclue en 1910 des fournisseurs de la marine. Des renseignements, qui nous parviennent, nous affirment que cette mesure, si elle a été prise, n'était point la première dont ait été frappée la firme Orenstein et Koppel.
En effet, dès 1903, la Société Orenstein et Koppel étant chargée d'importants travaux pour le compte du ministère de la Marine; on aurait découvert que deux ingénieurs de celte maison étaient des officiers allemands qui mettaient à profit leur présence à Cherbourg et les facilités que leur donnait la conduite des travaux pour se livrer à l'espionnage. On n'aurait pas ébruité l'affaire, et l'on se serait contenté de reconduire à la frontière les deux officiers. A la suite de ces faits, le ministre de la Marine, bientôt imité par son collègue de la guerre, aurait exclu de ses soumissions la maison Orenstein et Koppel.
Que firent alors ces industriels? — toujours d'après nos renseignements — une manœuvre pourtant assez grosse pour «juun gouvernement vigilant ne s'y trompât point. L'un des associés, M. Arthur Koppel, se relira de la maison Orenstein et Koppel, et s'installa, sous son nom. rue de Londres. Un an s'était à peine écoulé que M. Koppel avait retrouvé les faveurs des ministres de la Guerre et de la Marina et leurs plus importantes commandes.
Cela dura jusi^u'cn 1908, date à laquelle l'interdiction qui pesait sur la maison Orenstein et Koppel fut levée. Arthur Koppel ferma aussitôt ses bureaux de la rue de Londres et reprit sa place dans l'ancienne firme qui fut, de nouveau admise à soumissionner pour les travau.x du gouvernement.
Le tour élail joué, mais il n'est j)orsonne qui ne trouvera étrange le système bénin d'exclusions momenlauces dont le gouvernement se sert vis-à-vis d'un groupe reconnu aussi daiireroux pour les secrets de notre défense nationale. ICt i> appo.iaU bien, d'ailleurs, qn'Oronstein et Koppel utili.sent c« 'ude. Ils ne i : rien pour s'assurer l'exclu.
nv ^truclions d s de fer à voie étroite et des
travaux sy rnttarhaiit. Ils ont nussi à faire .servir A leur» ftns la Société Dcrauvillc. On dit, maintenant qu'ils tentent