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EXPLOITATION DES MINES DE FER

rées, attribuées à M. de Poorter en représentation de ses apports : Parts bénéficiaires y 4.000, attribuées à M. de Poorter.

Durée : 50 ans. Objet : l'exploitation en France et à l'étranger de tous gisements de minerai, notammt^nt le mineiai de fer et toutes opérations commerciales, industrielles ou financières se ratiacdant à cet objet; la création, l'acquisition de tous établissements quelconques se rattachant à ladite industrie ou pouvant en faciliter l'extension et le développement, no^ammen^ toutes opérations de transport de minerais ou autres marchandises, ainsi que l'acquisition de la flotte nécessaire à ces transports ; la participation directe ou indirei'te dans toutes opérations industrielles ou commerciales pouvant se rattacher à l'un des objets précités soit par voie de création de Sociétés nouvelles françaises ou étrangères, d'apport, de fusion ou autrement avec toutes Sociétés françaises ou étrangères.

Sans qu'il soit besoin d'un examen approfondi, on reconnaît immédiatement, dans la latitude et l'esprit de conquête de ces statuts, en quelque sorte la marqueallemande, l'estampille d'Auguste Thyssen, maître de forges, con-seiller privé de l'empereur Guillaume II, personnage dans son genre aussi caractérisé que le juif Lucien Baumann. Cette phrase « l'acquisition de la flotte nécessaire à ces transports » vous donne déjà froid dans le dos s'il est bien vrai que ladite société française soit au fond une société au service des intérêts allemands.

D'ailleurs, un article très documenté de Ylnformation du 19 mars 1912 va nous permettre de préciser. Nous apprenons que la Société des Mines de fer s'est assuré, dans le bassin normand, l'exploitation de quatre concessions s'étendant sur une superficie de 3.711 hectares. Ces quatre concessions sont celles de Jurques, Bourberouge, Mortain et Ondefontaine.

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Pour Ondefontaine, l'achat a été effectué, mais on

attend la ratification du Conseil d'Etat. Nul doute nue

cette ratification ne fasse pas un pli. Bourré de juifs, notre Conseil d'Ktat n'a rien à refuser ni aux Allemands, ni aux prête-nom des Allemands.

Voici ce que l'Information dit de la concession de Jurques :

« La concession de Jurques a une étendue de 580 hectares et est aujourd'hui en exploitation normale. Sa production est d'environ 100.000 tonnes par an. Ces 100.000 tonnes sont achetées par avance^ pour une période de 10 ans, par le groupe Thyssen. Les minerais de Jurques sont donc diri^^^és sur le port de Caen. Cette concession est d'ailleurs susceptible de faire face à une production supérieure à 100.000 tonnes par an, mais ce sont ses moyens d'exportation qui sont un peu limités, car le port le plus proche, celui de Pont-à-Bessin, n'est pas aménagé pour faire face à des exportations de quelque importance; il est fort possible que, par la suite, ce port soit amélioré, à moins que la Société n'ait intérêt à diriger ses minerais sur quelque autre point de la côte normande. Ajoutons que le contrat passé avec le groupe Thyssen assure à la Société française des Mines de fer un bénéfice minimum de 2 francs par tonne. »>

Quant aux mines de Bourberouge, elles étaient exploitées de Ionique date, ainsi que l'indique leur nom fort siernificatif. Aux dix-huitième et au dix-neuvième siècles, les paysans extrayaient le minerai dans une partie de la propriété dénommée « minières ». Ils formaient entre eux de petites associations, procédant à l'extraction et à la fonte par des procédés rudimentaires. La fonte était vendue à la forge de Bourberouge, qui la transformait en fer. A partir de 1840, «eus l'habile impulsion de M. de F..., père du conceft»ionnaire actuel, ces travaux prirent une

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grande importance. Les ouvriers transportaient le minerai à dos de cheval et le maître de forges le leur payait à raison de 0 fr. 25 le demi-hectolitre. Leur situation, on le voit, était un peu meilleure qu'aujourd'hui. C'est ainsi que, jusqu'en 1860, l'usine de

BOURBEROUGE FUT LE FOURNISSEUR ATTITRÉ EN BOU- LETS DE CANON DES ARMÉES DB TERRE ET DE MER. Maintenant, en 1912, ce minerai normand va alimenter ''usine Krupp. Ne trouvez-vous pas le rapprochement msiructi*'? En 1861, l'Empire signa avec l'Angleterre un traiiê Nbre-échangiste qui ruina complètement les forges ae .Mormandie. Déjà, depuis quelques années, la plupart des autres forges de l'Orne et des environs avaient éteint leurs fours les uns après les autres. M. de F... lutta jusqu'à la dernière extrémité et fut finalement acculé à prendre la même détermination que ses confrères. Ce bon Français, afin de conserver du travail à ses ouvriers, transforma alors son usine en fonderie de deuxième fusion, recevant lui-même d'Angleterre les gueuses de fonte et la houille.

Voici, d'autre part, ce que dit VInformation de la concession de Bourberouge.

La concession de Bourberouge est entrée récemment en exploitation et sa production qui s'est élevée à 70.000 tonnes l'an dernier atteindra cette année aux environs de 75.000 tonnes.

Cette concession est susceptible de faire face un jour à un très gros tonnage et on estime normalement qu'elle pourra produire 400.000 tonnes par an * . Le seul obstacle qui s'oppose actuellement à

1. La concession amodiataire de Bourberouge octroyée à J. de Poorter le 8 mars 1906 extrait au maximum 200 tonnes de minerai par 24 heure* alors qu'elle pourrait fournir uonna-

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son extension réside dans les difficultés d'exploitation du minerai. Le port le plus proche est en effet celui de Granville, qui n'est situé qu'à 94 kilomètres, mais le port de Granville n'est point actuellement aménagé pour permettre l'embarquement de grosses qu<uitités de minerai.

Comme il y a là une question primordiale poui la Société des Mines de fer, M. de Poorler ' i, olTert à la

lement de 900 41.000 tonnes. Du simple point de vue industriel cela, au dire des gens compétents, apparaît comme un lamentable {.rûchis.

1. Mis en cause dans ces termes par un article paru sous ma signature dans l'Action Française du 14 avril 1912, Wonsieur Jos. de Poorler, aJministialeur de la Société Française des mines de fer m'adressa le 17 avril suivant la leur© de rectification que nous reproduisons ici :

JOS. DE POORTER

ITEAMSHIP AND IKON ORK MINE 0WNER8 IKON ORK ANU COAL WtKCHANTS

REGULAR STEAMKRS TO KINO's LYNN

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