CHAPITRE X
tE LENDEMAIN DU COUP d'ÉTAT
Bonaparte sort de chez lui et traverse Paris pour se rendre au Luxembourg. — Les journaux. — La rue. — Immobilité des faubourgs. — Contentement général, mêlé de quelques réserves. — La soirée. — Proclamation des résuti tats. — Explosion d'enthousiasme. ~ A bas les tyrans! — La paix. — Effusions et illusions; Bonaparte acclamé comme le restaurateur de la liberté et le précurseur de la paix. — Premières séances consulaires. — Roulement établi.
— Composition du ministère. — Faiblesse matérielle du nouveau gouvernement. — Début modeste. — Premières sorties de Bonaparte; tact et simplicité. — La journée du Consul; ses conversations. — Les soirées au Luxembourg. — - La famille militaire. — Premiers froissements avec Sieyès ; Talleyrand appelé à servir de trait d'union. — Abolition de la loi des otages et de l'emprunt progressif. — Appel à la finance; concours restreint. — Continuation de l'enthousiasme populaire. — Lettre de Lefebvre. — Les Jacobins proscrits pour la forme. — Premières nouvelles des départements. — Opposition de quelques fonctionnaires. — Affaissement du jacobinisme. — Levée contrerévolutionnaire. — Désordres dans certaines villes. — Grande politique de Bonaparte. — La réconciliation nationale. — Pas de réaction. — Les théâtres de Paris. — Fouché et les administrateurs de l'Opéra-Comique. — La réaction par l'image, la caricature et la chanson, — Les Jacobins et les parlementaires vilipendés. — Mesures répressives de la réaction. — Circulaires ministérielles.
— Envoi dans les départements de vingt-quatre délégués consulaires; ils doivent être les missionnaires de l'apaisement. — Désordres ruraux. — Les paysans s'imaginent que la chute de la tyrannie révolutionnaire doit entraîner la suppression de toutes charges publiques 403