LE GOUVERNEMENT
Lei révolutionnaires contre la natioa. — L'oligarchie dominante; le gourernement par coups d'Etat périodiauet. — La théorie et la pratique; l'Institut. — Les royalistes et les Jacobins. — Prostration du peuple. — L'armée remplace le peuple comme force révolutionnaire et devient en toute crise a^ent de solution. — Le Directoire. — Barra». — Corruption. — Bassesse. — Politique de bascule. — Le 18 fri^ctidor. — Le 22 floréal. — Impossibilité pour les gouvernants de se maintenir autrement que par violence» alternatives.
LE PAYS
Prolongation de l'état révolutionnaire. — Le désordre matériel. — Agitationi jacobines et terreur blanche. — Le brigandage politique. — Régions de chouannerie. — Insécurité générale. — Impuissance et indignité des administrations; pénurie. — Dépérissement des services publics; dégradation des chemins et des monuments; la France en ruines. — Tyrannie fructidorienne. — Pourquoi les Français accueilleront Bonaparte en libérateur. — Le véritable acte liberticide. — Depuis Fructidor, la représentation nationale n'est qu'un simulacre. — Asservissement de la presse. — État religieux. — La Convention thermidorienne et les cultes. — Renaissance catholique. — Renouvellement de persécution. — Le clergé mis tout entier hors la loi par la faculté conférée au Directoire de déporter les prêtres sans jugement. — Le nouveau serment
— Le calendrier républicain instrument de déchristianisation. — Conditions de la pacification religieuse. — La tyrannie décadaire; ses suprêmes excès et ses sots raffinements. — La question de l'enseignement. — L'école, la rue, les spectacles, les fêtes. — La cocarde. — La liste des émigrés. — État économique et social. — Stagnation du grand commerce et de l'industrie. — Soulagement procuré par la Révolution à la classe rurale. — Libération de la terre. Les impôts. — La conscription. — La liberté du commerce et de l'industrie; moins de prolétaires à Paris que sous l'ancien régime. — Misère des rentiers; fortunes faites pendant la Révolution. — Pullulements divers.
— Importance des financiers et fournisseura; le parti des nouveaux riches.
— Aspect de Paris; luxe dévergondé et misère noire. — Les soirs d'été. — Déclassement général. — Les femmes, les bals, les modes, les moeurs. — Société purulente. — Effets du divorce par consentement mutuel ; traits caractéristiques. — Appréciations diverses sur l'état général des mœurs. — Persistance chez un certain nombre de Français de i'idéal républicain et philosophique. — Le trait dominant de l'esprit public est le désir de la paix. — La France dégoûtée des révolutionnaires et hostile à l'ancien régime. — Mépris profond où sont tombés les gouvernants ; on les supporte par apathie et par crainte de nouvelles secousses. — Etat d'esprit des classes moyennes et libérales; leur genre d'opposition. — Bonaparte en perspective. — Le héros. — Bonaparte n'a pu s'emparer de l'Etat en 1797 parce qu'il ne s'est point trouvé d'appui et de complicité dans le gouvernement; c'est durant l'expédition d'Egypte qu'une partie des gouvernants va lui frayer le chemin du pouvoir.
LES KÉVOLUTIONNAIBES NANTIS