SOCIÉTÉ FRANÇAISE
POUR l’arbitrage ENTRE NATIONS
Autorisée par arrêté ministériel dû 13 novembre 1878 et du
10 août 1889.
On a dit que la force primait le droit. 11 est temps de dirl que le droit prime la force. Obtenir ce résultat serait le plnl orand triomphe de la civilisation sur la barbarie. Oi, lunch* moyens les plus efficaces d’atteindre ce noble but, ce serait dj substituer aux aveugles solutions de la guerre la procédure in*
partiale et sûre de 1 arbitrage. ? |
Personne n'en nréconnait la supériorité. 11 n’est pas ul homme de cœur, il n’est pas un bon Français qui, au fond pâme, ne pense comme nous; malheureusement trop de pel sonnes encore sont persuadées que c’est, un rêve, une utopie] une chimère. Des faits récents ont démontré que rien n’est pl J pratique et, plus conforme aux intérêts comme à la dignité dj
toutes les nations. i
Que faut-il faire pour que le progrès, déjà commencé, se gd néralise et que l’exception d’hier devienne la règle de demain Que l’on veuille bien avouer tout haut ce qu’on pense tout baj et faire quelque effort pour transformer ses désirs en réalités C’est dans ce but qu’a été formée, en dehors de toute opinioj politique ou religieuse, la Société française pour l’arbitrag; entre nations, dont on appréciera les statuts par l’extrait, ci après. Que tous lui apportent leurs concours, concours financie par des cotisations, concours moral par des adhésions, concour matériel et intellectuel par la propagande écrite et parlée ; qu tous viennent se grouper autour de nous, les plus riches comm les plus pauvres, les plus grands comme les plus humbles, e nous deviendrons une grande force morale, une force irrésis lible peut-être, capable d’arrêter la. folie des rivalités armées € de rendre au monde la sécurité en le ramenant à 1 observatio de la justice.
PLa Société française pour l’arbitrage entre nations a pour jt de défendre et de propager le principe de l’indépendance Is nations et de la justice internationale, principe dont la confcration pratique se trouve dans la substitution de l’arbitrage ■ de toutes les autres voies conventionnelles et juridiques aux Idences de la guerre.
[Elle s'efforce d’établir, avec les sociétés similaires de la France Ide l’étranger, les relations qui pourraient conduire au but jmmm : la paix par le respect du droit. Elle recherche notam- |nt et répand les informations exactes propres à dissiper les Ilentendus irritants entre les peuples.
La Société se compose de membres fondateurs, sociétaires et liérents :
pont fondateurs ceux qui donnent à la Société une somme de I) francs au moins ;
feont sociétaires ceux qui acquittent une cotisation annuelle de K franc s ;
pont adhérents tous ceux qui apportent a la Société leur nom
jLEUR APPUI MORAL EN LUI FAISANT UN DON, SI MINIME Qü’lL SOIT.
La Société a pour organe la revue : La Paix par te Droit , grattement envoyée à tous les membres sociétaires. Elle publie, loutre, tous les lundis, dans le journal : La Paix , un bulletin I mouvement pacifique dans les deux mondes.
Elle compte parmi ses membres des hommes tels que :
MM. Jules Simon, Trarieux , Duruy , Berthelot , le baron de | urcel, Jules Siegfried, Yves Guyot, le I)1’ Charles Pichet, D'Ar- ■iv çd, professeur au collège de France ; Marion, professeur à la culté des lettres; Rochard, inspecteur général du service de Enté de la marine; Manuel , inspecteur général de l’instruction blique; A. Gauthier, membre de l’Institut, professeur à la Famé de médecine; Thiauclière , publiciste, etc.
Elle fait appel avec confiance au zèle de tous ceux que ne sse point indifférents l’avenir de l’humanité.