CONCLUSIONS
LE — La grande fréquence actuelle des pyélonéphrites gravidiques, dont les accoucheurs s'efforcent de dépister jusqu'aux formes frustes, nous oblige à préciser d’une façon exacte l’action de cette maladie sur l'avenir de la gestation et sur le produit de conception.
U. — La pyélonéphrite est susceptible d'entraîner fréquemment l'interruption de la grossesse. En bloc, d’après nos statistiques, dans la proportion de 47 p. 100.
Il s’agit là surtout d’accouchements prématurés (1 au cours du septième mois, 13 au cours du huitième mois, 20 au cours du neuvième mois), plutôt que d’avortements, et encore à une époque relativement avancée de la gestation.
. Au point de vue clinique, l'interruption de la grossesse est particulièrement à redouter dans les formes graves hyperthermiques «et prolongées. Les recherches expérimentales ont, du reste, depuis longtemps démontré que, dans les maladies infectieuses, l'interruption de la grossesse est due à un complexe dans lequel il est difficile de démêler la part qui revient à l’hyperthermie, aux toxines microbiennes et aux lésions du
placenta.
IL. = Le produit de conception est fréquemment touché par la pyélonéphrite. Nous avons relevé une mortalité globale de 1/9°.
Cette mortalité paraît due, pour une part, à l'interruption prématurée de la grossesse et à la débilité congénitale consé-