LE CAPITAL ET LE TRAVAIL
11 y a une autre question quis'impose à l'attention des législateur.
C'est la question des relations du Capital et du travail, la question sociade. Elle est devenue d'une importance majeure, et les hommes politiques dignes de ce nom doivent avoir le courage de l'envisager en face. Le développement extraordinaire de J'Industrie depuis cinquante ans à complètement transformé les conditions des relations existantes entre les chefs des grandes expioitations et Jeurs employés. Forcément des problemas nouveaux ont #urgi, des questions nouvelles se eont posées, des difficultés pratiques se sont présentée. En Europa les parlements s'efdorcent depuis un quar: de siècle de trouver des solutions équitables et efficaces. Lei, malgré quelques tentatives louables, presque tout est à faire.
Notre code civil, promuigué il y a plus de quarante ans, est à peu près muet sur cette quektion vitale. Législation sur le contrat collectif de travail, législation sur les salaires, lé- @islation sur les syndicats professionnels, législation eur les acci-
dents du travail, etc. etc., nous n'avions rien de cela dans nos statuts, IL est venps de se mettre à l'oeuvre, de reconnaitre ce qu'il y a de légitime dans les revendications dels travail- Jeurs, tout en combattant les utopies, et de prévenir les envahissements et le prosélytisme des socialistes en me médiant aux abws qui peuvent par une législation bien oonçue et bles conçue et bien inspirée.
I n'y aurait pas tant de socialisme dans les vieux pays si on avait toujours donné sa juste place à :'étude de ce problème.
Jusqu'à présent on s'est plus a@pliqué à faire des lois pour règler Les grèves que pour les prévenir. N'estil pas mieux de chercher à les empêcher en donnant justice à tout fe monde ?
Ce aujet devrait être mis immédiatement à l'étude par un gouvernement éclairé et soucieux de l'intérêt public.
Le ministère qui aurait négocié entre le capital et le travail un traité d® paix et d'harmonie, laisserait sOn nOms à l’histoire.