‹ L'avenir du Canada [microforme]Chapitre 26 sur 76 · INDUSTRIE FORESTIÈRE · texte numérisé non relu

INDUSTRIE FORESTIÈRE

L'entrée du Canada dans l’union américaine opérerait une ps#reille révolution dans notre industrie forestière, dont l’exploitation prendrait un essor extraordinaire. Pour tirer de nos forêts toute la richesse qu’elles sont capables de produire, il nous faut les capitaux et surtout les marchés américains. En Angleterre, nous avons à compter avec la concurrence souvent ruineuse que: font aux nôtres les bois de qualité inférieure venant de la Baltique. Quand les marchés anglais sont encombrés par ces produits inférieurs, les prix tombent nécessairement et notre commerce de bois subit des fluctuations qui le rendent inaccessible à ceux qui n’ont pas à leur disposition des capitaux suffisants pour tenir leurs Stocks en mains durant des mois, souvent même des années.

Il n’en est pas ainsi sur les marchés américains, où nos bois sont déjà en grande demande et le seront encore davantage dans

quelques années, quand nos voisins auront achevé l’épuisement de leurs forêts du Michigan et du Wisconsin. Le tarif est le seul obstacle qui gêne l'accès de ces marchés et nous y place dans une position comparativement désavantageuse, puisque ce qui se paie de droits au fise américain sur l'entrée de nos bois, est autant qui sort de la bourse des producteurs,

Mais tout cela disparaîtrait avec l'assimilation politique des deux pays, et alors nous aurions, en sus des marchés de l’Angleterre, celui des Etats-Unis avec toute li plénitude de ses avantauses,

[lest d'autres raisons qui font que le marché américain est pour nous bien plus avantageux que ceux des autres pays.

Nous n'envoyons en Angleterre et aux autres pays de l’EBurope que les bois sciés où équarris, où les bois de qualité su périeure ; aux Etats-Unis, nous pourrions placer avantageusement certains produits fabriqués avec des bois de qualité relativement inférieure, tels que les dormants de chemin de fer, le bardeau et la pulpe. Comme les bois qui S'emploient dans la confection de ces articles se trouvent généralement sur les terres livrées à la colonisation, il est eluir que l'entrée en franchise de ces produits sur les marchés ninméricains augimenterait considérablement la demande de ces bois de qualité inférieure et fournirait ainsi à nos colons un excellent moyen de faire de l'argent avec les bois qu'actuellement ils sont obligés de bruler pour défricher leurs terres,

La plus-value donnée à nos forêts par l'union politique avec les Etats-Unis auginenterait considérablement leur prix, comme elle augmenterait aussi les ressources de nos gouverneiments locaux, qui tirent de leurs domaines forestiers la plus grande partie de leurs revenus réguliers, en sus du subside fédéral.

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