LORD SALISBURY ET SIR VERNON HARCOURT
Si, par loyauté, on entend la soumission aux lois de l’empire, le respect à l’autorité et l’amour du bon ordre, il faudra aussi ranger parmi les déloyaux et faire monter sur l’échafaud certains - autres membres importants du parlement impérial, notamment le marquis de Salisbury, ex-premier ministre, chef tory de la Chambre . des Lords, et Sir Vernon Harcourt, chef du même parti à la . Chambre des Communes. N'’ont-ils pas onvertement, à la fameuse “ démonstration de Primrose Hall, le printemps dernier, prêché, pote la révolte contre la loi du Home Rule ou toute loi ten- * dant à donner à l’Irlande un parlement autonome ? Lord Salisbury, - qui était pourtant premier ministre à cette époque, ne se gênait
pas de proclamer dans un discours public que le parlement n’avait pas le droit de livrer la province orangiste de l’Ulster à l’esclavage des catholiques et que toute tentative d’employer les forces militaires de l’ Angleterre pour soumettre l’Ulster à l’archevêque | Walsh, devrait avoir pour effet de scinder la nation anglaise en deux. ‘‘ Le Home Rule, disait-il, n’est pas un message de paix, Ë mais de guerre civile et religieuse.??
Sir Vernon Harcourt annonçait avec plaisir, dans la même occasion, que les loges orangistes amassaient privément des fonds pour acheter des armes, afin de donner suite à leurs menaces de se