SCENE XV
COURTOIS, St.-FIRMIN, d'un côté, son épéesous le bras; EKINEST, de l'autre côté, tenant aussi son épée.
St.-FIRMIN.
Eh! l)ien , mon cher témoin , ce M. Victor se fut bien attendre. ( Apercevant Ernest. ) Eh ! mais , c'est peut-être lui...
COURTOIS , cherchant.
C'est possible , attendez , je vais le savoir. ( Il s'approche d'Ernest qu'il salue. )
ERNEST
Ah! ça, mon cher, c'est une horreur, votre M. Victor se moque donc de luui.
courtoisti, bas.
Monsieur , vous l'accusfz à tort
ERNEST, à lui-même, regardant St.-Firmin. Ah ! c'est donc lui.
COURTOIS , hésitant.
Mais...
St.-FIRMIN.
Eh I bien ?
COURTOIS
C'est lui. (^ part.) Oh I mi ietire-de -change !
Ernest et St.-Firmin se saluent.
COURTOIS , se plaçant enlr'eux.
A moi maintenant... Ah ! ça, mes bons ams , nous voilà eu présence , expliquons-nous : est-ce qu'il n'y aurait pas moyen d'arranger cette affaire-là?...
ERNEST
Qu'est-ce que c'est amn^^sr
st.-FiRMiN, tirant Vêpée.
Voilà , je pense, la in< r!> ure manière...
Courtois , h part.
Ah! mon Dieu! quelles lè;es. {St. Firmin et Ernest s'approchent , Courtois se précipite enlr'eux. ) Arrêtez , arrêtez... au nom de riiuraaiiilé , éLOntez-moi.
( Courtois les prend sous h' bras avec vivacité , Fictor paraît dans le fond, couvert de poussière et suivi de Picard.)
SCEINE XVI.
Les Mêmes ^ VICTOR, PICAED.
VICTOR , à Picard.
Ma foi, mon cher P c^iU , je t'ai rencc.nlre* bien à propos... tu es iûr que ma cousine est la... conduis-moi vite....
st. FIRMIN et ERNEST, r^poussant Courtois. Tous vos uiscours sont inutiles.
COL^RTOIS.
Mais, imprudents que vous êles, vous n'avez seuîcnaent pa» de second kmoiii.
TiCTOR , prêt à entrer dans l*aiiberge,
Hrim ! (jiie vois-je ? deux jcunfs s;ens repéf à la miiin... et mon liomuie.... Ah! çi, il est donc fourré dans toutes les queielles. {S avançant. ) Pardon , Messieurs.
Picard entre dans l'auberge.
COURTOIS , voj'ant F'ictor.
OufllI à l'autre maintcnanl.... c'est le Diable qui le ramène,
VICTOR , à St.-Firmin et à Ernest.
11 vous manque un témoin, Messieurs, et je n'ai jamais laissé deux braves dans l'embarras.
COURTOIS
Ah ! l'cnrage' !.. quaml je sue sang et eau pour le tirer d'.. ffc.il e.
st.-FiRMiN , à Victor.
Wille grâces , Monsieur , mais je m'en rapporte à la bonn» ibi de M. Victor. {Montrant Ernest.)
ERNEST , à St.'Firmin.
M. Victor î mais c'est vcus.
st. FIRMItr.
Non, parbleu ! c'est vous-même.
VICTOR
Victor ! un moment , Messieurs... c'est moi !..
si. FIRMIN.
Vous?
COURTOIS
Ayc. aye... gare les explications.
VICTOR
Qui donc a pu causer cette e! range méprise?
st. FiRMiM , montrant Courtois.
r/cst Monsieur.
EHNEST.
C'est lui.
vicTCR, furieux, à Courtois.
Il m'en rendra raison.
TOUS TROIS
En garde , {bis.) Craignez notre jusle courroux , El) garde , [bis.) Défendez-vous.
COURTOIS
Qui moi , rne baltre , je n'ai garde ; Pour qu'avec vous je me hasarde , Il me faut uq létaoin aussi.
./4 part.
Et je suis bien loin , Dieu merci !
De m'en sei vir ici.
TOUS TROIS
Eu garde , etc.
Les trois épées sont dirigées contre Courtois , qui se retire très effrayé.
COURTOIS , troublé.
Messieurs , n'y aurait-il pas moyen d'arranger