SCÈNE II
LA COMTESSE , CRICK , dans la même position,
LA COMTESSE , s^arrétunt et le regardant. Eb bicûl M. Ciick, à votre aise, ne vous dérangez pas.
CRiCK , se levant.
S\v ! mon Dieu! c'est ciUi' jeune veuve , la roeilliure amîe de ■^ladanif. ]Mil'<' p H'doiis , Madame la Comtesse, si j'avais pu dev.ner que c'était ^ue personne comme iî faut
) LA COMTESSE
Fais remiser ma voiture «f dételer mes chevaux.
CRICK
Oui , Madame la flomiesse. Il paraît que c'c»l une afTaire pressée qui vous amène ?
tA COMTESSE.
Apparemment.
CBICK..
Çi concerne sans doule..... M. Adolphe, notre maître. ...C'est jjem-êire des no vell s de M. Sudmer , sou oncle , qu'il aime tant, et qui est pudn !....
LA COMTESSE , le re^arâaixt froidement.
Il y a une chose que je n'ai jamais pu concevoir : c'est la palieiire de ton niaî'rc à garder chez lui un domestique aussi ïuipeilinent et aussi curieux.
CRlCK.
Ce n'est pas de la patience c'est d'ob'igation. Vous ne savez donc pas que je .»;Mis le filleul de ce pauvre M. Sudmer, pour lequel il a une (elle vénération qu'il n'en parle que les ûrn;es aux yeux..... aussi, il voudrait me renvoyer, qu'il ne pourrait jamais s'y résoudre, et il faut qu'il me supporte par respect pour la mémoire de son oncle.
LA COMTESSE
Je ne suis plus étonnée de ton assurance.
CRlCK.
Damel voyez-vous, je peux m'en donner !.... fant qu'il me passe tout. Je ne ferais que des solliscs , je briserais tout chez lui , qu'il ne poiirrail pas se dispenser , sur mes vieux jours , de me faire encore une grosse pension pour reconnaître mes bons
s ivicts.
LA COMTESSE
Tu as connu sans doute le capitaine Sudmer?
CRlCK.
Je i'rii vu probablement une fois | c'e&f le jour où il m'a scrçi
de parr.iin , et je n*ai iamais rien rrçu cîe lui que le nom que je
porte... cl le cafltau nVst pas beau ci itjinerncnt.... Crick ,
ça n'i'st p;is un faïupiix nom., . inai< c'est e^ il , si mon panain rtvient un jour, qiioi(|ue de|iuis ^i\ ans on le dise moit, je
peux bien compter que j'aurai un cirrosse et des bquais
alors
tA COMTESSE.
A la bonne heure.... mais comm< tu n'as pas encore tes gens,
«t qtie tu fais tes commissions toi même si tu voulais Lien
in'aiinoncer,
CBICK.
Vous annoncer? ( Sans se déranger. )
ÀtK : Voulant par ses œuwres complèUi.
Ho'.À ! quelqu'un... Duboie , Lapierre.
LÀ COMTESSE
Pourq'ioi donc ne pas t'en charger?
CRlCK.
Si rn TOUS fst f gai , j 'préfère ,
Ma'lnnr, ne pas nie tléraiiîjer.
3'laiss' les antres, c'esl mon sjslèm« ,
Fair toujours les choses }ioui- moi ;
N y a guci' qu'mes quatr' lejia-, je cioi y
Que j'aiiiie à faire pai nioi-uiême.
LA COMTESSE
Je me doute bien qu'il ne f^it pas encore jour ce n'est
pas étonnant.... d; no ivcaux raarie's.... mais n'importe préviens-les que c'tst une amie.
CRICK
Je crois bien que Madame »st encore dans son appartement.. . mais il y a lons^-ieuips que Monsieur est sorti du sien.... il couit les champs.
LA COMTESSE , étOTinée.
Comment.... son appjilcauul ?