ADOLPHE, ÉLISE
ADOLPUE , à part.
( Il fait quelques pas.)
ELISE
Hehien, Adolphe, vous me quittez dcjà ?
ADOLPHE
do^:;*";- ''^'™* ''^ ^ '^°""«-- les ordres „eoc«,ir« i
. ELISE
puie de vos mamcics aytc mot... j'ai Heu cnteadn
qu'elle disait qu'un mari ne devait jamais s'éloigner de sa femme cb bien! monsieur , que pcnsera-t-clle de nous ? elle i:e manquera pas de remarquer votre eraprcsscmeni à me fuir; votre air contraint, embanassë, quand je vous force de rester près do moi... elle dira à tous nos amis que vous n'cles pas heureux... que vous ne mailliez pas...
ADOLPUE , fixement.
Que je ne vous aime pas... que faut-il donc pour vous convaincre de 1 attachement le plus tendre?. .
ELISE
Je ne sais; mais je suis enclimtee que la comtesse soit ici... elle saura bien me dire si vous m'cimez réellement... ADOLPHE , à part.
Eh I mais ceci devient fort embarrassant.
ELISE
D abord je me rappelle d'avoir vu ma chère Mathildeavec son mari... et son man n'avait jamais d'humeur, d'ennui... comme vous... hier au soir...
ADOLPHE, embarrasse.
Hier au soir...
ELISE
Vous l'ayez déjà oublie... il était à peine neuf heures... nous cauMons... jamais le n'avais été a.issi heureuse... j'ai parle de vous de notre tendresse, de voire oncle i,udmcr.... et toul-à-coup vous vous êtes éloigné... comme dans ce moment-ci. ADOLPHE, refrénant près d'elle.
Mon oncle I... ah ! quelle épreuve I...
ELISE
Vous avez repoussé ma main que vous veniez de serrer et vous vous êtes enfui brusquement dans votre appartement..', je veux que la comtesse me dise pourquoi?
ADOLPHi , à part.
Je suis perdu.
ELISE, timidement.
Et puis , si vous m'aimiez... vous me le diriez...
Duo : Lulli et Quinault.
ADOLPHE
Moment charmant, trop doucç ivresse 3e ue saurais lui résister.
ELtSE.
Mon ami , f!e votre tenilresse Pou^ cz-vous me laisser douler ?
ADOLPHE", avec amour.
Non, non .ma tendresse esl extrême.
Et mon Elise rr ùiai pour moi 5
Ah I c'f st uji que j'aime ,
Je n'aime que toi.
ELISE , enchaînée.
Quel mot «rune douceur extrême, Èépéiez-!? moi , mon ami...
ADOLPHE , hésitant.
Oui... je vous aimé.
ELISE , tristement.
Je vous aime.
Hélas! ce n'e'tait point ainsi»
ENSEMBLE
T'adorer | est le bien suprême. Vous .iimrr 3
El mon Elise | ^^^ ^^^^ ^^^.
Et mon Adolphe ) '^
Oiri , c'est loi que j'aime,
Je li'aime que toi ; Toujours, oui , toujours à toi.
( JtJo^phe embrasse Elise. ) SCÈNE VL
Les Précc'clcnts, CUICK, les surprenant.
CRICK
Pardon, je vois que monsieur e«t en affaire... comme monsieur n'est pas orctinaireaient occupé... j'avais cru qu'on pouvait saus le déranger...
ADOLPHE
Hé bien , imbécille ?
CRICK
C'est «ne lellre qui arrive à l'instant.
ADOLPHE
Eh ! donne donc... ( Après avoir lu.) Ah ! mon Dieu !
ELISE
Qu'est-ce donc, mou ami? quevons annonce cette lellre ?
ADOLPHE
Vous le saurez... je vais vous rejoindre, mais dans ce' moment...
He' bien , soif, je me ntire; mais, mon ami, ne soyez pas trop \ox\^-i(nn\)S. i Eli sortant). Là, voyiz donc... il était si aimable! celte \ilaiue lettre avait bien besoin d'anivtr.
( Elle sort.)
CRICK
Je ne sais pas ce que ça veut dire; mais je peux me vanter que voilà une fameuse lettre... c'est pourtant moi qui l'ai apportée.