EDOUARD, DENISE
EDOUARD
CTest un usage que je veux adopter... Tous les ans je recevrai à ma table... Les jeunes villageoises de ce canton... ( lui prenant la main). Je doute, par exemple , que j'ea trouve jamais d'aussi aimables et d'aussi gentilles. DENISE , ( à part ).
Est-ce que par hasard . . Monseigneur voudrait m'en conter. .? ra s'rait bien fait!., ça apprendrait à c' glorieux d' Frontin , qui ne veux pas m' avouer pour sa femme...
EDOUARD
Dites-moi , Denise... est-ce que votre tante veut continuellement vous laisser dans ce village...
DEMSE.
Dam' , faudra bien . . .
EDOUARD
Je prétends moi , qu'à la fin de la saison , ma femme vous emmène avec elle...
DENISE
Comment., monseigneur., vous croyez que je pourrai aller à Paris.
EDOUARD
Une jolie femme ne peut pas vivre ailleurs.
Air : De Saphira,
Séjour
D'amour
Et de folie, Ce cliarmant pajs, Aux yeux éblouis, OfFre un nouveau paradis.
De5 jouis,
Trop courts,
L'éclai varie j Car pour embellir Le temps qui va fuir, Chaque instant est un plaisir.
Ch(-z vous 1 aurore , Qui vient d'éclore,
Déjà colore Vos légers rideaux ;
Une soubrette, Jeune et discrète , Soudain apprête Négligés nouveaux.
Iffait beau, £t dans sou Landau , *Pourdé jeûner, on vole » Bagatelle,
Voî forêts
Ne sont rien au,près , C'est à Paris q^ue la campagne est belle, . ,..Au retour, Voyez tour à tour,
Ce séjour Qùvotreœil admire. . .
De Golcnnde oa de Cachemire Les tributs, :.ûii Ips fins tissus.
^jParrout, te goût, Vous accompagne...
iMyis j'eulends sonner, L'heure du diiit-r , Que vos attraits vont orner.
Festin , Divin ,
Dont le'Champagne , Double les douceur? ; Qufind l'amour d'aillt urs , Avec Aoiis fait leshonneur-, Dnus nos spectacles, Que de miracles, Là . . . s ins obstacles , Vous entrez. .. déjà. . .
CJiacun s'écrie, Qu'elle est jolie !..
Et l'on oublie, Martin ou Talma.
Le jour fuit.
L'amour vous conduit.
C'est à minuit Que le plaisir commence.
Oui du bal J'entends le signal, Le galoubet nous invite à la danse:
Dans ces lieux.
De ce couple heureux,
Que vos jf ux Admirent la grâce. . ,
En walsant.
Il passe et repasse,
Oubliant Le jour renai^s^at.
A ces Portraits Rendez les armes. . .
Déjà vous verriez Les cœurs à vos pieds , Et si vous y paraissiez. . .
Paris Surpris, Malgré les charmes Qui s'y trouvent tous, N'aurait entre nous Jlien de plus joji que vous.
DENISE
Ah! monsigneur.... je ne croirai jamais à tant de belles thoses...
EDOUARD
Si je mens... je veux que ce baiser soit le dernier que je prenne de ma vie. ( // lui baise la main ).