‹ L'aventurier espagnol; comédie en trois actes et en proseChapitre 204 sur 232 · SCÈNE XVIII et dernière · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII et dernière

Les Précedens , EDOUARD.

EDOUARD , sévèrement.

Vous voilà encore ici , monsieur Froutin. Vous savez cependant ce que je vous ai dit tout à l'heure- Vous n'êtes plus à mon service-

FRONTIN, à part.

C'est fait de moi.

DENISE

Comment, monseigneur, vous renvoyez mon mari.

EDOUARD , à part.

Son mari... Elle y tient.

LA COMTESSE

Et pour quelle raison , mon ami , renvoyez-vous ce pauvre garçon?

EDOUARD

Pour des raisons... des raisons très-graves... qie je ne puis pas vous dire... Mais Froniin me comprend très-bien.

FRONTIN

Moi, monsieur , je puis vous assurer que j'ignore... et je vous atteste, madame la Comtesse..,

LA COMTESSE , bas à Frontin et à Denise.

C'est bon^ vous savez que jamais il ne se met en colère, et demain , sans doute , il sera calmé. Retirez -vous tous deux, (au comte ). Vous leur permettez bien , au moins , d« passer cette nuit au château?

EDOUARD

Çuoi, vous voulez...

Vous ne me refuserez pas cela. Allons , mes enfans, à de- 42cuu! Vous savez quelle est la chambre qu'on Vcus destine?

DE^'ISE , pleurant.

Oui , madame , nous y allons. Viens , Fronlin.

EDOUARD

Comment, madame, vous souffrirez... Vous les laissez partir.

LA C( MTESSE.

Ce n'est pas moi , c'est vous qui en êtes cause.

DENISE

Oui , c'est voiM qui serez la cause de tout ce qui va arriver.

Édouaho.

Ah ! c'en est trop. Eli bien ! puisqu'il faut vous le dire, apprenez donc qu'ils ne sont pas mariés.

LA COiVlïEiSE.

Ils tie sont pas marie's!

EDOUARD

Non , madame 3 laissez-les s'en aller maintenant.

DENISE

Eli î>îèn! qu'esT-ce qu'il dit donc. II ne sait donc pas... ( Frontîn lui fiïit signe de se taire ).

LA COMTESSE

Comment , cette petite fille qui avait un air si doux , $i ingénu. Que m'apprenez-vous là?

ÉDOUARO.

L'exacte vérité. Je venais de découvrir que ce maraud là nous avait trompée 5 voilà les griefs que j'avais contre lui, et dont je ne voulais pas vous parler , sans cela , vous sentez bien que je ne l'aurais jamais renvoyé. Cette petite fille était chariiianteet vous convenait beaucoup... moi .je tenais àFrortin , mais d'après ce qui s'est passé , nous ne pouvons tolérer. ..

FHONTIN.

Comment, monsieur, il n'y a pas d'autres raisons. Eh bien! rassurez-vous, la morale est satisfaite, car je puis heureusement vous prouver que Denise est ma feuiine '. ÉdodaPiD. ■

Oui , encore une histoire ! ' ,

FiiONTIN.

Oh! monsieur, celle là est authentique, (tirant le contrat de sa poche ), car elle est pardevant notaires. ( lui donnant ). Lisez plutôt...

EDOUARD

Quevois-je? « Pardevant Martin et son confrère... Sont » comparus Marie-Aman'd-Couslant'FiOuiin. »

FRONTIN

Mes noms et qualités !

EDOUARD , lisant toujours.

- Intendant de monsieur le comte de GranviUe . ( l

sarclant). Intendant „ et Angdi.ue - Denise Gervai^ ^^

( res^ardam ci lajin de l'acte ). "

buivent les signatures et celles dos témoins... Ah m ..,

que par hasardtu aurais dit une fois la vérité!;: * ' ""^

, FROIVTIN.

11 y a commencement à tout, monsmVn*.nr (t. ^ tt voyez donc bien que je n'allais pSTr^T^i^^^ ^'J^' cest vous, au contraire, qui alliez%ur les miennls !' ^"',

. EDOUARD , las.

Au (au , ce pauvre Frontin devait faire unp trJc»^ a tantôt, la serviette... sous le bras... Ah !. ah .. ^"'^

^ . FRONTIN, haut.

Ou, , monseigneur , je n'attendais qu'un moment favorable • je n avais pns sur moi cet acte que pour prier monsieur 1^

EDOUARD

J'entends , afin de ratifier ta nomination à cette rA^r. ^'^ tendant que tu t'es donnée. . . ^^^^ ^ '""

lA COMTESSE.

Vous la lui aviez promise...

EDOUARD

En effet, c'est une place qui convient à uh homme marié

1er le château. . qu est-ce que ,e demandais, moi aue 1p« convenances fussent respectées .. Allons, que' Frontin reste près de mo., Den.se auprès de... vous, etVilyaitdaiL e iponde un bon ménage de plus. ^

DENrSE.

Ah î ra cette fois-ci , est-ce pour tout de bon-

Oui , madame Frontin.

rAUDEFILLE.

Air: Vaudeville de Turenne.

ne pè.e en fiU tous mps ancêtres , t-uiMit heureux quoique laquais:

Quelque foi,, le destin des maîtres.

We vaut pas celui des valets}

2?l?/n''* "'"■PV 'V l'honneur d'être membre J « vu 1 ennui qu. siègeaTt an salon, iit le plaisir a l'antichambre.

DENISE

Plus d'un Frontin , à sa femme fidèle , Dans son menag' vivrait en bonacco/d,

cJr l'rV Ç"' '°" ™=^'*'"« pour modèle . . Car V Ja toujours ce qui nous fait du tort Sans y penser, si le valet de chambre, ^n conte a maint et maint tendron. . .

EDOUARD

De l'amour redoutons les armes.

Au hasard il lance ses traits. .

1 elle duchesse est brillante de charme*

Maint grand seigneur parfumé d'ambre En conte souvent à Marton. •""'^'^«'

Avant d'arriver au salon , Il faut passer par l'antichambre.

LA COMTESSE , au Public.

Des grands tableaux, esquissant la copie

iist 1 antichambre de Thalie Dont le salon est aux Français • Depuis janvier . jusqu'en décembre vous, messieurs qui donnez le ton .

Daignez par fois, en allant au salon.

Vous arrêter dans l'antichambre.

FIN

On trouve chez le même Libraire un grand assortiment de pièces de Théâtre ,, tant anciennes que nouvelles,

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