FRÉDÉRIC ET ALPHONSE
Que résoudre, que faire?
Faut-il tout révéler ?
Quel est donc ce mystère ?
Dois-je fuir ou parler ?
ALPHONSE, vii'emcnt.
Monsieur, à quel tilre osez-vous?
VELOUTÉ, à Dupré.
Oui, Monsieur, à quel litre osez-vous... nous ne savons pas qui vous êles...
DUPRÉ, croisant son habit comme s' il cachait une décoration Vous le saurez bien lot.
VELOUTÉ , à part.
Il cache sa décoralion... c'est quelque officier supérieur...
DUPRt.
Vous avez été attaqué hier dans la forêl?
VJ VELOUTÉ
Cestia vérité, mais ISIonsieiir m'a secouru avec un courage
DUPEE.
Ruse concertée entr'eux pour s'introduire.
ALPHONSE
Monsieur!...
DUPRK , montrant Frédéric,
Cedrole faisait toute la troupe à lui seul; c'est le lieutenant de la bande qui désole les environs.
VELOUTÉ
Le lieutenant !.
FBÉDÉRIC.
Bloi 5 le lieutenant ?
DUPKL.
Il se nomme Lajonquille.
VELOUTÉ
C'est vrai.
dupré.
Il a été deux ans à mon service... Je le reconnais,, c'était le plus hardi coquin...
FRÉDÉRIC
En voici bien d'une autre !
ALPHONSE
C'en est trop ! je puis prouver.
DTJPRÉ.
Que vous êtes Monsieur Dupré?
ALPHONSE
Non , Monsieur , mais que je suis , Alphonse; le neveu de M. Bonnard.
JULIETTE
En effet , mon papa , je crois me souvenir.
DUPRÉ
Nouvelle imposture !
VÉLOUTK.
Oui, encore un nouveau nom qu'il va prendre, c est un tn* triganl !
Allons , qn'on les arrête tous les deux l
VELOUTÉ
Oui, qu'on les arréle l'un et l'autre...
Air des Peiits Sat/oyurds, Ab! de cette impudence Je tirerai vengeance. '
fbédéric.
Un peu de patience, Messieurs , ajiaisez-vous.
VELOUTÉ, reculant.
Non , non , point de clémsnce ^
( Aux Pnytans. ) Amis , défendez-nous.