‹ L'aventurier espagnol; comédie en trois actes et en proseChapitre 29 sur 232 · SCENE XI II · texte numérisé non relu

SCENE XI II

ELVIRE, r.ASQUE.

ELViRE, n^ilée.

A^ ! mon clier Basque, je viens à loi, tu es ma dernière consolation ! Toi

seul ici n'a pas la tête tonrne'e par les honneurs, l'ambition !... Dis-moi ,

i)'as-tu pas revu Pedro? je crains que uiou père ne lui fasse défendre sa

porte !.. Tu ne m'ecoutcs pas ?

BASQUE

C'est vous, mademoiselle !.. Vous me voyez dans une joie, dans uu ravissement... tout va au mieux I

ELVIRE

Vraiment?

BASQUE

Ma fortune est faite.

ELViaE.

Ta fortune î ••

Oli ! Jnr.is , une fortune superbe!.. Si vous saviez... que ces sfii;n<urs sont air.iablcs! généreux ! Ah I je vous en prie , mademoiselle, n'allez pas désobliger ce pauvre prince qui vous aime tant!... Vous le feriez mourir de cli.Hgrin et moi aussi!

ELvir.c,

Ali! ça, p.T.ls-tu la tête?

BâSQUE.

Je m'en garderais bien , à présent que me voilà suun'lend^^nl !

ELVIRE

Toi?

BASQtJE.

Une tprre magnifique! !a plus belle position, sur la rivièredeChuquimayaî Je pars avec le gouverneur... Qui sait où cela me mènera ?

ELVIRE

Al'ons , tout le monde extravaj^ue dans la maison !... Mon'père grand trésorier, et Basque surintendant!...

L'on frappe en dehors.

DES VOIX en dehors. '

Basque!... Basque!...

BASQUE

Un moment !

GUSMAN , ef/tranf.

Eh I vite. Basque, ce vacarme doit incommoder le prince.

On V va. ( J prtrt en sortant. ) Aii ! mon Dieu , que ma place îc portier me semble bourgeoise mainlcnant.

SCEI^E XIY.

GUSMAN, ELVIKE.

GUSiUAN.

CVsl sans doute la compjignii; que )'.»lleiul? pour ce soir. ( A Elvire. ) Rçjoiiis-toi, nia fille, je vieus d'cutroîtnir le prince* il est amoureuxàun point que je ne puis concevoir î

ELViRE , d'une voix suppliante. "

Blon père !

GUSMAN

Il Vf ut absolument te donner une fèîe.. . mais une fête magnifique !... Tu verras mon cnfmt, il n'épargne rien! Il vient de m'craprunter deux raille piastres pour les preniitrts dcp^^nses ; mais je suis siir qu'il lui en faudra le double. Il y va d'un train... oh ! il est d'une générosité incroyable! Je l'ai laissé avec les joailliers, les tailleurs de la cour ; iî achète de tous côtés, des bagues, des biilîants, des babils d'une richesse!.. Rien n'est trop cher pour lui; tu !e verras , tu le verras sous son nouveau costume, et tu m'en diras des nouvciks I... Eh ! mais , quel bruit à cette porte ? ■^

BASQUE , en dehors.

Non , Seigneur, vous ne pouvez entrer.

pe'dro , en dehors.

Impertinent!

EliVIRE.

C'est Pedro î

Pedro !... ah î mon Dieu ! au moment de la fctc ! si le prince le voyait !..." Elvite,pas descène, je vous en prie j laissez- moi renvoyer ce fou, comme il le mérite.

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