SCENE VI
Les Mêmes, ELVIRE, à la croisée du rez-de-chaussée.
ELV IRE
Est-ce vous?
PEDRO
Moi-même , chère cousine !
ELVIRE
Parlez bas, je vous prie; mon père peut nous entendre!
PEDRO
Je vous revois enfin ! Elvire, je tremble de ra'abuser et d'attribuer à votre amour ce qui vient peut-être de la haine qu'un autre vous inspire! MORALES, bas à Raphaël.
Tu es en bonne^ mains... écoute, écoute.
ELVIRE
Non, Pedro, je vous crois di£:;ne de mon estime, et c'est de vous seul que j'attends le secours que tout le monde me refuse.
t , PEDRO, lui baisant la main. ,
An! que cette assurance m'est clière!
RAPHAËL
L'aimable b.uit pour un futur! et je suis force' d'être te'moin... Il paraît que les piinces sent soumis à ces petits dësagrèmenls-là comme de sim^ pies particuliers. . >i?.cîoM ,3naOr.r:'.
MORALES, impatiente'.
Nous en aurons pour toute la nuit au moins : le diable emporte l'amour et les amoureux !
DIEGO, a son maure.
Seigneur , le temps nous presse; décidez donc Elvtre au seul parii qui nous reste.
ELVIRE
Quel parti I
PEDRO
Je vais vous l'expliquer.
Il lui parle bas.
RAPHAËL, écoutant du balcon.
Écoulons.
MORALES
La nuit est froide en diable! je suis geléî
RAPHAËL, écoutant toujours.
Qu'entends-je ? Un enlèvement ! „
MORALES
Eh ! mon Dieu, qu'il l'enlève tout de suite et que nous sortions d'ici !