cucCz^r
CLAIRE, lut montrant Raymond.
Voici le pieux solitaire que vous chorchcz.
coNTADEs, le voyant entouré déjeunes filles.
Vive Dieu ! quelle solitude ! el tous ces jolis miaois viennent pour la même cause?
CLAIRE
Oui, Monseigneur.
CONTADES
C'est inouï ; il faut que ce mal soit epidemique , et qu'il ffaçne tout e royaume. ( A Blaisot. ) Pa^e, allez rejoindre ma suite , et qu elle m attende a l'entrée du petit bois.
BLAISOT
Jy cours, Monseigneur.
n sort,
CONTADES, à Raymond.
Savant anachorète, vous voyez devant vous Georges-Babylas^ Alaric-Rerabrant Baudouin , sire de Contades.
RAYMOND
Je sais ce qui vous amène. (^ Claire.) Petite . conduis ces gcntes bachelettes à la chapelle de notre Dame-des-Bois.
CLAIRE
Oui , Monsieur le Solitaire. {Bas à Raymond.) Ave^-vous vu im jeune damoisel que je vous ai envoyé.
. RAYMOND
Chut!
CLAIRE , de même.
^Ça suffit... c'était seulement pour savoir... un bien beau jeune
.„ BAYMOND.
Allez...
CHOEUR , en sortant.
Ermite vénérable , etc.
Elles sortent.
SCEINE VIII. r;
Les Mêmes, excepté les BACHELETTES et CLAIRE.
Maintenant, sire de Contades^ me voilà prêt à tous entendre.
CONTADES
Ou ne m'a pas trompé , vertueux Ermite , je vois (jue vous jouissez de la conQance générale.
RAYMOND
Au fait. Monseigneur, mes iugtdnis sont précieux, je me dois à l'humanité souffrante.
CONTADES
C'est à ce titre que je réclame vos soins... vous voyez une victime de l'amour.
BAYMOND.
Vous aimez votre pupille.
CONTADES , soupirant.
Âh! dites que je l'adore... ça me consume, mais jugez de mon malheur...
RAYMOIÏD.
Vous auriez un rival ?
CONTADES, vivement.
Un rival !...harni Dieu!...qii(l serait le v.TSsal assfz tcrae'raire pour entrer en lice avec son suzerain !... un rival! v serait mort au premier regard qu'il oserait jeter sur la porte de mon châtel... RAY'MOND, à part.
Peste... ( Haut. ) Ne vous emportez pas î... il faut donc que votre pupille soit douée d'une insensibilité I...
CONTADES
C'est une ame de glacej rien ne peut l'émouvoir ! quand je la regarde tendrement, ça la fait rire,., quand je me jette à ses pieds , ça lui fait peur... elle ne paraît un peu contente que lorsque je la quitte. . je vous demande s'il n'y a pas de quoi se pendre vingt fois aux. créûeaux de ma grande tour.
BAYMOND.
Hai !... ça la toucherait peut-être davantage , les fiâmes ne résistent guèie à des preuves d'amour aussi fortes.
CONTADES
C'est possible!... mais à mon âge, on y regarde à deux fois... et puis j'ai dans l'idée qu'elle pourrait bien me laisser faire... c'est ce qui m'arrête... car sans cela...
RAYMOND
Diable I... il n'y a pas àbalancer !... je vais employer toutes les ressources démon art pour vous guérir d'une passiou...
CONTADES
Vous n'y êtes pas, je ne veux pas guérir; je ne le peux plus! mais il faut que vous fassiez partager le feu qui me consume à la dame de mes pensées..
RAYMOND, cherchant.
Fort bien ; où est-elle niaintonant. ?
CONTADES
Elle se promène près de l'ennitage, sous la garde de SCS gouvernantes et de mes hommes d'armes.
RAYMOND
Faites-la venir.
Ici?
Sans doule !...
CONTADES , inquiet.
RAYMOND
CONTADES
Elle ne voit personne; mais avec un sage tel que vous, il n'y ,T pas de danger ; holàl Ecuyers. {Il parle bas à ses écuyers. ) Allez, ti sisrtout qu'aucun indiscret ne puisse approcher de la maîtresse de mon cœur.
Les ecuyers sortent,