‹ L'aventurier espagnol; comédie en trois actes et en proseChapitre 58 sur 232 · I! A Y MONO · texte numérisé non relu

I! A Y MONO

Tendre amour , aimable fo'ie,

AL ! venez ng;iler son cœur, *

Je reux iriine nouvelle vie j, , B Lui faire goûiei la douceur. S 1 CONTADES.

CQ I Tendre amour, aimable folie , (*; / Ah ! venez agiter sin cœur , W \ Rienlôl d\ine nouvelle vie ^ j Je pourrai goûter le bonheur. ALINE.

De l'amom- et de sa folie

J'ignore 1 attrait séducteur •

Mais de ceboiiheur que j'envie.

Le nom seul agile mon coeur.

coNTADÉs , la prenant par la main.

Ne crains rien, ti\a ruie, ce ve'iiérable Erujite va mettre uc terme aux maux que nous iouiïVoiis.

RAYMOND

Approchez, belle Aline, levez ce voile.

CONTADES

Est- il donc absolument néccssnire ?...

RAYMOND

Indispensable.

CONTADES

C'est qu'elle n'a jamais paru aux regards d'un homme.

RAYMOND

I Est-ce que je suis un homme , moi ? un Ermite, un savant.

aONTADES.

Ah I c'est juste.

Il lève le voile d'Aline.

RAYMOND , à part.

Peste I... le seigneur Amauryn'.T pas perdu %QnhQn%on\.. {Haut.)

TjPvpz îes yux, ma belle enfant... confiez-moi vos peineSjVos pi lits chagcins.

AEPE.

Mes peines, je n'en conn.ijs pas.

KAYMOND.

Eh ! quoi, si jeune , si jolie , v mi fuyez l'amour.

ALINE

L'amour !.., qu'est-ce donc? .Mou iiUeiii m'en parle sans cesse^ et je ne puis lecouipienaro.

co>TAD£5 , avec transport.

Ah! ma mie, c'est ci' iWi ie'vor.int...

BAYUOND, basa Contades.

Chut! chut! vous pcult'iiez pendant deux heures qu'elle n'en apprendrait pas davantage. {A Aline.) i-'aniuur, cliarmtute Aline, est un mal nécessaire à votre âge; i'iudiiïéreni e e»>t un (Miiscii qui vous enlèverait bieutol cette beauté, cette fraîcheur qui ravissent l'ame et les yeux... avec i'aruuur vous serez toujours jeune ^ toujours bille.

ALINE , vivement.

Toujours jeune! oh! alors je veux couuôître l'amour.

RAYMOND, à Contades Attendez donc, je crois lire dans ses yeux...

COJNTADES.

Quoi donc?

RAYMOND, prenant la main d'Aline, et la regardant aiteMîi'emerU.

Aline, mon art m'apprend que depuis ce matin votre cœur n'est plus si tranquille.

co^TAPEs , émerveillé.

Voycz-vousî quel homuie étonnant î

ALINE , à part en regardant Raymond^ Ah ! mon Dieu, il saurait que j'ai rcgadé ce jeune damoiseL

KAVMOND.

Allons, mon enfant, calmtz vous , je neveux que votre bonheur^ £xpliqucz-nou6 la cause de ce grand ehangemeul.

ALIJSE»

Quoi! devant Monseigneur?

CONTADES

Explique, ma mie, explique.

ALINE , timidement.

Eh ! bien... ce matin... j'étais assise sur la grande terrasse... fâ yciLsais à cette froideur, à celte indilTVrenceque Moiisei'j;neur me iepioclix'... pbiir lui plaire... je désirais que quelqu'un m'ensti-»

gnat commenl on aime ( Plus timidement. ) Je ne sais alors

quel songe singulier...

CONTADE?.

Comment, elle aurait rêvé tout cveillce.

B AYMOND

C'est un très bon signe. Ecoulons.

ALINE

Air : Gentille Jiancée. (Fou de Péronne. ^f Une vuix inconnue A troublé tous mes sens, El d.iiis >iioii arne émue Gravait doux sentiments; Celte voix noble et tendve Eût ci:lairé mon cœur... Voudrais encor Tcnlendre

^^'ec une rèvétenc^.

Pour plaiie à IVI-onseigneur.

CONTADES

C'est chormant, el j'admire Son intiuceiil délire, Oui , r.'esl moi qnl l'inspire ,, Elle m'aime déjà \ Chaque mot porte là.

RAYMOND , à parL

C'est charmant , et j'admire Son innocent délire; Mou niallre ^a l'instraire , Espiroiis, il est là.

ALINE , h parL

Malgré moi je soupire , Quel < st donc ce délire !

Mais Monseif;neur est là , Prenons garde , il est là.

CONTADES

Ail! c'est le ciel qui fait un miracle en ma faveur; continue^ ma mie , que te disait celte voix cë'este ?

ALINE

2% conpltt.

Oh ! génie damoiselle , Réponds à mon ardeur , Et mon amour fidèle Te promet le bonheur.

Celle voix noble et tendre Fit palpiter mon cœur.

iJ

CONTADES

Son caur a palpite, mon auii.

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