SCÈNE XîV
Les Preccdeiifs , CHARLES, qui est entré précipitamment sur les derniers mots , l"" aperçoit et se précipite dans ses bras ei% s'écriant :
CHARLES
Monsieur Adolphe r.. mou inaîirel...
NANCY
C'est lui l.
ADOLPHE
Tais-toi, malheureux!..
CHARLES
Non, je ne vous quilte plus.. .cette fois... vous ne nous échapperez pas... votre oncle... me suit...
ADOLPHE
Mon oncle, dis-tu?..
CHARLES
Oui... nous venons de la dernière auberge oii vous vous êtes arrêté... Un papier... un mémoire de l'aubergiste... sur lequel vous aviez écrit quelques mots, a frappé les yeux de votre oncle; nous prenons des renseignements sur vous, vos gens , votre voilure; nous revenons sur nos pas , et le premier objet que nous apercevons dans la cour du cliàteau, c'est la berlme... qu'on nous a désijjnée^..
Adieu... je n'ai pas de temps à perdre...
CHARLES
Non, Monsieur, non, vous ne vous en irez pas... la fuite, d'ailleurs est impossible... Dans ce moment, M. le comte de Valb-rg... est occupé à faire ceiner le château... toutes les issues sont gardées...
ADOLPHE
Que faire maintenant?... Charles... Nancy... vous m'êtes dévoués... je peux compter sur votre attachement, sur votre silence...
WANCï.
O.ji... oui... je me tairai... mais vous serez M. Adolphe, n'est-ca pas.-* vous le senz toujours...
ADOLPHE
Oui... Nancy... je ne nie pas que je ue Jois... je ie serai... jj cela peut vous fiire plaisir... Mais u'irapoite... je iic me iei)di'ai pas ainsi. ..La colère de mon onclo... et la forlcrcssc de Tém'^wjir en perspective... j'en ai l)ien assez comme cela... n'y a-t-ii pas... quelqu'endi oit où jo puisse... ino ciclier?,. Ce cabinet...
CHARLES
Ou VOUS y trouvera toujours...
ADOLPHE
Allons, en ce cas...eruployoi)S mon grand moyen... Je n'eu connais j>as d'autres.
NA^CY
Grands dieux î que voulez-vous faire ?
Ne craignez rien... Charles... il faut qu'à l'insfanf...
Il lui parle bas.
CHARLE';
Comment, Monsieur... vons voudriez...
ADOLPHE
Eii nien , ne suis je plus ton niaî re ! As tu ouljiie que je veux dans mes gens un entier dcvoucmenl?...
CHARLES
Mais... je ne pourrai jamais... c'est une abomination... votre pauvre oi.cle !..
ADOLPHE
Cent florins... ou sinon... lu ne rentreras jamais à mon service.
cnAat.Es.
J'obéis. ..MonsieurI .. Mais il y a conscience...
ADOLPHE
Sonfje q'.ie je ser.i'... U, dans ce raSinet... et que je f'entendni... On vient... pars vite... NTncy... du silenre... (yi part.) Euîermo!is-nous à doubic-toiir... et soi.teuu.;s l'assaut...
// entre dans le cabinet et on l'cnler.'î fermer la porte à double-tour. Charles sort de Vautre ciké.