SL-FIRMIN
Qu'est-ce que vous me parlez de coup de fouet... il n'y a pas un mot de tout cela ; je passe hier soir dans une rue de Paris.... \e venais de souper en ville j j'entends le son d'une harpe et l'on exe'cute d'une manière délicieuse une romance dont je connais les paroles Ma foi, je ne résiste
pas à la tentation de chanter avec accompagnement , j'entonne le premier couplet , lorsqu'un monsieur paraît^ à la fenêtre , m'ordonne de cesser... je chante plus fort... il m'insulte... je lui reponds.... rendez-vous pour aujourd'hui , et me voilà
COURTOIS
Ah ! ça , mais c'est une autre affaire.
St.-FIRMIN.
Eh I sans doute.
COURTOIS
Ça n"'empêche pas.... j'en suis toujours pour ce que ']'m dit....
n'y aurait-il pas moyen car enfin, en fjit de musique, il
ne s'aç;it que de s'entendre... moi, là-dedans, mon opinion n'est pas sus|iecte.... je n'ai jamais aimé la musique, et je ne sais pas une noie; ainsi ce n'est que le désir de vous être utile.... et de servir la cause de l'humanité, dont je me déclare le champion.
Sf.-FIlhlIN.
Parbleu ! voilà ua original.
ccurxTois.
Où est votre témoin ?
St.-FIRMIIV.
Taî hh preVcnîr un de mes amis.... qui sans cîoule nVtaU
P'' ^^-' '"! cane ne le lo.s p,i5 ; mais ça m'est égal: moi.
je sais todjuuvs iur de mon coup.... ainsi
COURTOIS. V
^ Non pas, non pas , mon' cîier,- cela ne p?uf pas se passer ains»; je w SUIS p^s houme à vous laisser dans Fembarras. et je vous oiFie mes services^
sf.'FrKMiiy.
Je lie. sais tomuiôLt voiis'rtuiçrcier,.,: mais j'espère.....
Air : Kaui. de Comment faire.
■ • - ...■ ji>.i. v; . .<■ ..y •
Nous aurons b'VnJÔt triompliéj Mais avaul ccUeL«ui'fuse chance.
Entrons, nous pourrons au cîifé Fifireplasaiiiplp coonaissauce.
AubtUarilpeutruD vous mener? ''
COtTRTOIS.
J'ai le Jeu sûr... et la main prompte.
. Sî.-riRMLW.
Le petit verre...
COURTOIS
Avant cîîner, Allons, c'est toujours un à-compte.
ENSEMBLE
Nous aurons bientôt triompLé , etc.
Il entre avec St.- Firmin dans l'auherge à droite, au même moment Ernest arrive pur le fond.
SCErs^E VIII.
sl.-ERNEST, tenant à la main unecarte.
Il faut convenir que l'aventure est impayable. ( Lisant.) a Vieior de Serignjr.n Ce Monsieur m'envoie sa carte; mais c'est très malhonnête ça; en pareil cas on f,.it ses visites soi-mê/ne , et je me propose de lui donner une leçon de politesse.... Maigre ça ( s'avanfant avec confidence), il n'j a ici personne... je peux convenir
que j'ai tort , mais fe n*ai pas pu m'cmnêclier de couper la fi^'ure à son domrsiique.... c'est une idée que j'ai eue. *' -
COVRTOiS paraissant au balcon extérieur et s' as seyant à un6
table ronde sur laquelle on met deux petits verres. JfÂ^wT\^ Remplissez lesdeux... mou jeune ami e.st dans la «aile du b.llard ou .1 s est Dus de la poule; mais c'est lui qui pa,e ( ^«..«^ ) P.S .aauvai..... j'a.choisi i'.b.iulhe, p^ceqîe cesl digeslif.... {Jperce^ant Ernest. ) Serait-ce un tiôisicme? ERNEST, regardant autour de lui.
Je ne vois pas mou partner, et en conscience il devrait être ac. pour me rccevon- Woi , j'ot.i. la aux Jeux Chevaleresques, avec deux femmes charmantes que je mcue dîner à ma Lite maison de l'allée àt& Veuves. ^
Air : Vaud. de Partie ca/rei.
Oui , jVn conriens, ce cartel téméraire . M eut enchanté dans tout autre moment Car ou m'oublie, et j'ai beau faire , * C'est tout au pius si l'on me' croit vivant' J'aime l'éclat, (.artout je fais des dettes' th bien . 1 on n'en est pas instruit; Mais, pariez moi des afiaires secrettes Au moins ça fait du bruii.
Mais encore faut-il qu'il y ait du monde; et personne in . «as seulement de témoin.... '■ "'='-'••. pas
COURTOIS , qui a entendu les derniers mots, a.ah son deuxième verre et crie du haut du baicon:
Voilà , voilà, Monsieur , je suis à vous ; c'est au'i! V a une dJsM». te a la poule; c'est l'affaire ce. deux miautes. ^ ^ ^