‹ L'aventurière, comédie en cing actes et en versChapitre 76 sur 76 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

De ce que vous aimiez en moi ne m'appartient. La pauvre courtisane en vos mains restitue Le prestige étranger dont elle était vêtue, Espérant qu'à la voir sans masque, le mépris Vous rendra le repos qu'elle vous avait pris.

C É L I E, conduisant Mucarade à un fauteuil. Mon père!

CLORINDE, à Fabrice.

J'ai parlé de sorte qu'il m'oublie; Et maintenanl, seigneur, ma tâche est accomplie. Je n'ai plus qu'à partir.

MUCARADE.

Elle ne m'aimait pas !

FABRICE, à Glorinde.

Que ma reconnaissance accompagne vos pas.

Parbleu ! de ta ver lu te voilà bien payée.

CLORINDE

Oui, car je ne pars pas tout-à-fait oubliée ; Car parmi les hasards qui pourront m'outrager, J'emporte au fond de moi la douceur de songer Qu'il est un cœur au monde où je ne suis pas vile... Et dans mes souvenirs j'ai du moins cet asile!

ANNIBAL, à part.

Cherchons fortune ailleurs.

CLORINDE

Adieu, seigneur.

FABRICE

Adieu.

(A part.) (Elle sort avec Annibal.)

Son cœur n'est pas sorti méchant des mains de Dieu !

CÉLIE, à Mucarad Il vous reste Célie et Fabrice.

MUCARADE.

Fabrice 1

FABRICE, s'agenouillant.

Oui, je vous rends, mon père, un douloureux service ; Croyez que je sens là toute votre douleur, Et la rachèterais de mon sang le meilleur.

MU CAR A DE

Non, fût-elle mortelle et jamais adoucie, L'honneur est sauf du moins, et je vous remercie.

( Entre Horace. ) FABRICE.

Horace, mets ta main dans celle de ma sœur.

HORACE

Ah ! cher oncle !

MU CA RADE

Soyez heureux.

HORACE

Quelle douceur

FABRICE

Que de petits enfants notre maison fourmille.... Mon père, nous serons les vieux de la famille.

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