SCÈNE PREMIÈRE
RÉMY, achevant d’éponsieteè. ^
j£' Voilà le cabinet de travail de monsieur suffisamment épousseté. Dix heures! encore une journée qui commence et qui finira comme a commencé et fini la journée d'hier... Ah 1 tous les jours se ressemblent ici depuis six mois que M. Armand a quitté la maison, ou plutôt depuis que M. Duperrier l’a forcé de partir. A la bonne heure ! celui-là menait joyeuse vie, il faisait un peu danser les écus de monsieur son père, et tout le monde s’en ressentait. C'était un mauvais sujet, je le veux bien, mais ses vices étaient d’un très-bon rapport, pour moi surtout A sa place on a implanté ici un petit caissier bien sage, 1
bien travailleur, bien économe suitout; pourtant je soupçonne notre jeune Caton de se déranger... il est rentré au milieu de la nuit, et il n’est pas encore descendu à son bureau ; mais à quoi me serviraient les désordres de ce garçon-là? il n'a pas en
perspective l’héritage d’un père trois fois millionnaire Ah !
monsieur Armand était bien le maître qu’il me fallait ! Allons, je ne resterai pas dans une maison où l'argent qui entre par la porte n'est pas quelque peu jeté par la fenetre. (Geneviève, vêtue de
deuil, entre (iir la porte à droite.)