‹ L'aveugle drame en cinq actesChapitre 38 sur 85 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

DARCY, «eut.

S’il allait réussir t Si le cœur de mademoiselle Louise était libre, et qu’elle voplût bien accepter ma fortune avec moi pardessus le marché! qui sait? elle finirait peut-être par s'apercevoir que le dedans vaut mieux que l’enveloppe, qu’une bonne âme peut remplacer une jolie taille, et alors peut-être qu'elle s'attacherait à moi, qu’elle m’estimerait beaucoup, qu'elle m’aimerait un peu, et je me trouverais un jour avoir une femme à moi, une famille à moi. Je me verrais entouré plus

tard d'une foule de petits d'une foule de petits bossus

Malheureux !... elle serait idiote si elle acceptait... Elle refusera.

Où diable vais-je songer à l’amour !... L’amour est fait pour ces enfan' s jeunes et beaux, pour Albert et la petite Geneviève qui * l’adore... Allons, allons, si, comme e’est probable, je n’arrange pas mon mariage,. je vais tâcher d’arranger celui de ces deux jeunes gens, ils m’intéressent, lui, surtout, qui s’est bravement mis au travail... Le travail d’un peintre, cela ne rapporte guère... q je prendrai mes petits arrangements avec Verdelet, mon marchand de tableaux, qui achètera pour mon compte la collection

des œuvres d’Albert, mais en attendant il doit avoir besoin

„ d’argent... Comment pourrais-je lui offrir? Justementle voilà...

Je vais essayer.

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