‹ L'aveugle drame en cinq actesChapitre 77 sur 85 · DUPERRIER, DARCY, LOUISE, GENEVIÈVE · texte numérisé non relu

DUPERRIER, DARCY, LOUISE, GENEVIÈVE

DARCY, bat A Louise.

Le voilà, allons, du courage...

LOUISE, t’approchant.

J’en aurai, grâce à vous, docteur, grâce à Geneviève que la Providénce amène ici en même temps que nous.

GENEVIÈVE, allant à Duperrier.

Monsieur Duperrier. ,

DUPERRIER

Ah ! Geneviève, vous êtes venue ! ç

GENEVIÈVE

Oui, monsieur, je vous savais souffrant, mais je ne suis pas venue seule.

DUPERRIER

Que me voulez- vous? (n 1ère le» yeux sur Louite et la regarde arec douleur.) Louise!... vous aussi, Louise!

■ LOUISE

Oui, monsieur, la fille de votre ancien ami.

DUPERRIER

Est-ce bien vous, mon enfant, vous que j’ai vue naguère si * rayonnante de jeunesse, de bonheur! Ah! nous avons bien souffert, l'un et l’autre.

LOUISE

Oui, j’ai beaucoup souffert, mais j’ai beaucoup prié, monsieur, et la Providence semble m’avoir exaucée, puisque je soys près de vous.

Chère enfant ! ton pauvre père !... ah! c’était une âme généreuse et noble. 4

L’AVEUGLE

LOUISE

Le ciel a été miséricordieux pour lui, il l’a rappelé avant que le malheur ne se fût appesanti tout entier sur. nous. Mon père est mort sans avoir été le témoin de notre ruine, de notre misère.

DUPERRIER

Sèche tes larmes, Louise... tu as retrouvé la tendresse d’un père, tu peux compter sur moi. (Regardant Darcj, po» Louise. ) Et ton enfant, pourquoi n’est-il pas là?

DARCY. r . >'■ 1

Parce qu’elle a aussi son mari, avec qui est la petite.

DUPERRIER

Amenez-les donc...

LOUISE

Oui, monsieur, oui, mais...

DARCY

Mais... pas tous les deux à la fois.

Si fait... je le veux...

DARCY

Vous voulez! encore? Je suis médecin, monsieur, et je règle les doses. Je vais d’abord chercher l’enfant, (Allant h n porto du fond.) Viens, petite, viens! i

JULIETTE, entrant.

Me voilà, monsieur!

LOUISE, la conduisant auprès de Duperrier.

Ma fille, monsieur !

DUPERRIER, la prenant dans ses bras.

Chère petite, comme elle est jolie! (il l'embrasse.)

JULIETTE

Merci, monsieur.

DUPERRIER , la regardant attenti rement.

Oui... très-jolie... C’est... c’est singulier... jç retrouve dans ses traits comme un vague souvenir. (Darcj et Louise se pressent la main.) Oui, une ressemblance étrange!

DARCY, doucement.

Monsieur... Vous dites... - -,

DUPERRIER, étonné.

Ces yeux... ce regard...

DARCY

Et la bouche et le nez aussi ; ressemble beaucoup à son

père, (il remonte doucement.)

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