‹ L'Aveugle et son bâton, vaudeville en un acteChapitre 12 sur 24 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

Les Mêmes , JOLLIVET.

jollivet, au fond.

Ils sont ensemble... broutons!

riu«n.

J’en conviens. Gédéon, ce reste de jeunesse me fait redouter encore la malignité do monde... Si, du moins, j’étais... votre sœur!

gédéon, à part.

Ma sœur atnée!

JOLLIVET

Oh ! oh !

PÉLAGIE

Mais ces liens de parenté ne sont pas les seuls qui imposent à la médisance, et bientôt peut* être je pourrai tendre la main au pauvre affligé!

- gédéon, à part .

Sa main! c’est clair!

PÉLAGIE

Je pourrai lui dire : Gédéon...

jollivet, élevant la voix.

Ne yous dérangez pas !

Le docteur!

Elle se lève et laisse tomber le portrait qu'elle tenait à la main.

JOLLIVET

Yous laissez tomber quelque chose.

Pélagie, ramastant le portrait .

Rien! ce n’est rien !

JOLUYET.

Mais si... un médaillon...

Pélagie, à part.

Que faire T

JOLUYET.

Un portrait, une miniature!

GÉDÉON

Oui, qui m'appartient, et que je montrais à mademoiselle.

jollivet , avec jalousie.

Ah! peutron sans indiscrétion...

Pélagie.

Je ne sais si ce jeune homme...

gédéon.

Non, non : s'il s’égarait, je n'en trouverais jamais un aussi bien... saisi.

U le prend vivement. pélagib, le lui donnant.

Surtout ne le montrez à personne !

gédéon.

A personne... (d part ) qu'à moi!

jollivet.

Il paraît que je suis arrivé mal à propos ! c'est vrai 1 je tombe là comme le seizième dans un omnibus!

PÉLAGIE

Vous vous trompez, docteur, et vos conjectures sont d’une inconvenance...

JOLLIVET

C’est bien; je sais à quoi m’en tenir.

PÉLAGIE

Venez, Gédéon; le déjeuner doit être prêt depuis long-temps.

GÉDÉON

J’y pensais depuis la même époque.

JOLUYET.

Je vous attends, mademoiselle ; il fanl que je vous parle !

PÉLAGIE

Tout à l’heure 1... Prenez mon bras, Gédéon...

Elle lui prend le bre*.

GÉDÉON

C'est inutile, je connais les êtres.

Allons! allons! faites ce que je vous dis.

ENSEMBLE

Am : Monsieur, l'heure s'avance.

Laisscz-mof tous conduire ;

C’est up devoir si dons.

Et sans me contredira,

A moi confiez-vous.

GÉDÉON

Je mo laisse conduire ;

E»t-il rien de plus doux !

Et sans vous contredire Je mu confie à vous,

JOLLIVET

En vérité j’admire Des égards aussi doux ;

Sa conduite m'inspire Le plus juste courroux.

GÉDÉON

Comme un saint dans sa niche ,

Il faut vous adorer;

Ce n’est qu’à mon caniche Qu’on peut vous comparer.

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