ANNONCÉES DANS L'INTRODUCTION
Lettre ouverte de M. Ader A M. le Président de la République (1)
Paris, 12 octobre 1908.
Monsieur le Président,
Pardonnez à un humble pionnier de la science de venir attirer votre attention sur une question considérée par tous les aviateurs comme un point d'honneur national. Il est sur toutes les lèvres et dans tous les cœurs français un désir et cette conviction : que, désormais, la défense nationale ne deviendra effective que par le concours de l'aviation.
Et nos jeunes aviateurs sont bien découragés. Ah! si vous saviez, monsieur le Président, cojnhien est froissé V amour-propre de cette légion, plongée dans les méditations, courbée sur le travail, attendant fébrilement le moment des essais à Ventrée d'une piste, qu'on lui accorde miséricordieusement. Tandis que des expérimentateurs d'un autre pays, auxquels, d'ailleurs, nous
(1) Voir le journal Le Matin du 12 octobre 1908.