LIMA S
Oh î je ne sais pas, je ne sais pas! Je ne suis qu'une enfant, c'est vrai, et je le sens surtout devant cet homme. Oui, j’en conviens, j'aurais besoin auprès de moi d'encouragemeni, d a|*. pui, dVie rpie. Enfin! Dieu m’aidi ra... J’ai deux ou trois idées de salut..* J’cKpérerni jusqu’à In dernière minute.
G I LIBRT.
Mais celte dernière minute, Lilias , elle est venue.
LIMAS.
Ah! relevez donc mon Ame au lieu de la consterner!
GILBERT
Pourquoi nous abuser. Lilia^t N’est-cc pas tout h l’heure, n'est-ee pas dans celle fête pour laquelle je vousvoisdéjà {tarée, que sir Jaffray vous présente à tous comme sa femme. Et moi, ie serai là près de vous, en effet ; seulement ce ne sera pas pour vous secourir, ce sera pour nie livrer.
LILIAS.
C’est égal ! vous serez là !
GILBERT
Oui, mais moi, homme, je ne pourrai agir; vous, jeune fille, pourrez- vous parler?
LILIAS.
Qui m’empêchera de rendre témoignage pour vous ?
GILBERT
On vous demandera quel est mou droit à votre pitié.
LILIAS.
Eh bien ! je répondrai que vous êtes mon fiancé, Gilbert!
GILBERT
Dieu ! Ferez-vous cela, Lilias? ft rez-vous cela?
LILIAS.
Oui, pour vous rendre la confiance et la force, oui, je vous le promets, je vous le jure !... Ah! Rridgct!
BRI IM • E T , *cTjirranl.
Sortez vile. Monsieur! sir Jaffray est sur mes pas.
lilias.
Ah! qu'il ne vous voie pas! A tout à l'heure.
GILBERT
A tout à l’heure... Je vous aime. (il wn p»r I» g»cbe.)
LILIAS.
Oh! je suis si troublée! une minute pour me remettre, ma bonne Bridge!, gaguc-la-moi ! (Elle «nu* *f««R«at k droite.)