SIR J A F F R A V
Non. Lord Wmdall seul pouvait avoir ces preuves, et, s'il les avait eues, pourquoi ne les aurait-il pas produites, lorsqu'il fut lui-méinc accusé ?
FLAVIO
Pourquoi? par générosité. iur esprit de famille, par amitié pour sa sœur, votre femme. Mus »n n'anéantit |>as de ws documents... historiques. Où sont-ils? A qui lord Wmdall les a-t-il confiés? Je dis, mon cher. caissier, que vous devez être sur vos gardes. Toutes les fois que quelqu'un vous méprise, je dis que vous devez le respecter.
SIR JAFFRAY.
Et moi, je dis que je dois le perdre. Pour n’avoir pas peur, il faut faire peur. Vous , ce qui vous défend et vous soutient, cher prince des Écumeurs, c’est votre légèreté. Ce qui me garde et m'élève, moi, c.’eal imm audace. Eh! ne suis-je pas déjà presque au faite? Le Protecteur lui-mème me redoute...
FLAVIO
Et croyez-vous qu’il vous aime ?
sia JAFFRAY.
Non ; mais je n'eo force pas moins le puritain à paraître à ma fêle mondaine. Le politique ménage en moi, sinon son parlement d’hier, son parlement de demain. Et puis, j'ai les biens de lord Windail, et Olivier Cromwell compte avec le grand propriétaire.
FLAVIO
Hum ! le grand propriétaire pourrait bien un jour décompter avec Charles 11.
SIR JAFFRAY.
Allez perdre au brelan mes mille livres, Flavio. Ce que ja gagne, moi, je le gagne à coup sur.
FLAVIO
C’est pour cela que vous épousez une jeune fille... charmante, mais sans dot et sans nom ?
si H JAFFRAY, ritol.
C’est précisément pour cela. Comte, vous comprendrez et vous admirerez mon jeu, un de ces jours, ce soir {>eut-étre. Mais je vous dis que j'ai toutes les cartes dans ma maii.
FLAVIO
Oh!... excepté, s’il retournait... le roi?
SIR 4 AFF HaT, riant.
Surtout s’il retourne le roi.
FLAVIO
Bah! oh! ma foi! c’est trop fort et je vous quille la partie... Aussi bien, voici miss Lilias... An commencement de Unîtes nus conversations, je veux vous faire peur et je r.s, et, à lu fin, c.Yst vous qui riez et c'est moi qui ai peur, et comme ça ue m’est pas naturel, je me sauve, (u tort.)
SIR JAFFRAY, t««l , reprrMOt non Mritui.
Quels sots que çes geus d’esprit!