GI L R E RT
Sir Jaflray d’Aberdeen.
TREVOR
Sir JafTray !
MARGARET, bas à Trevor, arec épourante.
Mon Dieu ! l’homme que tu dois le plus éviter au monde!
TREVOR, regardant sa mère.
Vous êtes en sûreté dans cette maison, Monsieur. Mais je ne suis et je ne dois être que l’avocat des pauvres.
GILBERT
Mais je suis un simple commis de l’amirauté, Monsieur, et. sous ces habits décents, ma pauvreté n’est que plus cruelle. D’ailleurs, si ce n’est Georges Trevor, quel avocat assez pur et assez hardi bravera sir JafTray, le plus puissant des Parlementaires? Vous vous taisez? Ah! si vous me manquez, pourtant, je n'ai plus que le désespoir pour ressource! Monsieur, écoutez, vous êtes jeune; j’aime et je crois être aimé. Vous êtes mère, Madame; sachez que je n’ai plus de mère! — Rien? Vous êtes tous deux sans pitié? c’est bien ! (il fa» un pas vers la porte.)
TREVOR
. Malheureux! vous allez vous livrer?
GILHERT.
Oh ! non, ils ne me prendront pas! mon nom ne sera pas infâme !
L’AVOCAT DES PAUVRES
TREVOR
Que voulez-vous donc faire?
GILBERT
Ce que je veux faire on le fait, on ne le dit pas.
TREVOR
Voilà un homme qui va se tuer, ma mère!
MARGARET
Arrêtez, Monsieur. — Dieu le veut, Georges! suis ton désir, fais ton devoir.
Ah! merci, merci, ma sainte mcre! (il lui baise la main. Elle sort et fait signe à Efflara de venir avec elle; Efllam U suit lentement et comme à regret.)