‹ L'avocat des pauvres drame en cinq actesChapitre 17 sur 92 · GI L R E RT · texte numérisé non relu

GI L R E RT

Sir Jaflray d’Aberdeen.

TREVOR

Sir JafTray !

MARGARET, bas à Trevor, arec épourante.

Mon Dieu ! l’homme que tu dois le plus éviter au monde!

TREVOR, regardant sa mère.

Vous êtes en sûreté dans cette maison, Monsieur. Mais je ne suis et je ne dois être que l’avocat des pauvres.

GILBERT

Mais je suis un simple commis de l’amirauté, Monsieur, et. sous ces habits décents, ma pauvreté n’est que plus cruelle. D’ailleurs, si ce n’est Georges Trevor, quel avocat assez pur et assez hardi bravera sir JafTray, le plus puissant des Parlementaires? Vous vous taisez? Ah! si vous me manquez, pourtant, je n'ai plus que le désespoir pour ressource! Monsieur, écoutez, vous êtes jeune; j’aime et je crois être aimé. Vous êtes mère, Madame; sachez que je n’ai plus de mère! — Rien? Vous êtes tous deux sans pitié? c’est bien ! (il fa» un pas vers la porte.)

TREVOR

. Malheureux! vous allez vous livrer?

GILHERT.

Oh ! non, ils ne me prendront pas! mon nom ne sera pas infâme !

L’AVOCAT DES PAUVRES

TREVOR

Que voulez-vous donc faire?

GILBERT

Ce que je veux faire on le fait, on ne le dit pas.

TREVOR

Voilà un homme qui va se tuer, ma mère!

MARGARET

Arrêtez, Monsieur. — Dieu le veut, Georges! suis ton désir, fais ton devoir.

Ah! merci, merci, ma sainte mcre! (il lui baise la main. Elle sort et fait signe à Efflara de venir avec elle; Efllam U suit lentement et comme à regret.)

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