‹ L'avocat des pauvres drame en cinq actesChapitre 23 sur 92 · SI H J A K V RAY · texte numérisé non relu

SI H J A K V RAY

Vous donnez asile à un fugitif. Nous venons nous en emparer.

TREVOR

Votre Seigneurie paraît oublier que la loi fait deux portes inviolables : la porte de la Cité de Londres et la porte du citoyen anglais.

SIR JAFFRAY.

De gré ou de force, j’aurai mon prisonnier.

TREVOR

Votre prisonnier n'est plus là, Monsieur.

•fl a vio.

C’est ce dont il faudrait s’assurer!

SIR JAFFRAY.

C’est ce que je veux voir.

TREVOR

Il n’y a pas d’épée à mou côté; mais il y a le droit sur ce seuil ! (s’écartant et avec défi.) PaSSCZ donc !...

SIR JAFFRAY, reculant subjugué par l’ascendant de Trevor.

Monsieur!... Vos raisons, enfin, pour ne pas me livrer ce coupable ?

TREVOR

Je suis son avocat.

SIR JAFFRAY, avec dédain.

Ah! son avocat!.. Oh! alors, permettez! (il remet ail fourreau son épée et entre dans la chambre.) Son avocat!.. Voyons, si je VOUS offrais d’ètre le mien?

Je ne suis que l’avocat des pauvres.

Bah ! On est l’avocat des pauvres, quand on ne peut pas être l’avocat des riches.

TREVOR

Pardon! moi, c’est mon choix et mon goût d’ètre le médecin des plus malades.

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